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Trip Tips - Fanzine musical !

mercredi 30 septembre 2009

Blk Jks - After Robots


La guerre fait rage autour des Blk Jks (Black Jacks). Dispensateurs d’une musique frénétique alliant rock progressif, dub, jazz, ska et musiques africaines, on les stigmatise maintenant pour avoir la prétention de Tv On The Radio, mais sans le talent particulier qui a fait le succès du quintet de Brooklyn ; obtenir une clarté de son qui n’était pas vampirisée par leurs audaces techniques, fabriquer de la pop véritable des morceaux avec un début et une fin.

After Robots ne fait pas cela, il est sans queue ni tête, c’est vrai ; mais tellement vibrant et surprenant que, dans sa prétention obstinée à embrasser le monde entier, il opère au premier abord comme un cocktail extraordinaire, sorte de The Mars Volta en moins agaçant. Le quatuor de Johannesburg, Afrique du sud (dont on a entendu parler à l’occasion du film District 9 ) publie là son premier disque, enregistré aux Electric Lady Studio dans l’Indiana, aux Etats Unis, dans des conditions qui ont sans doute terminé de les rapprocher de formations très en vue comme Akron/Family – un autre de ces groupes qui réfléchissent trop - et autres formations américaines qui mettent aujourd’hui de la world music dans leur cuisine.

Alliant une excellente technicité, des nombreuses références passionnelles et des moyens importants – dont une section de cuivres -, cela donne un disque qui est comme une bombe à plusieurs étages. Le problème selon qui en parle, c’est que même s’il fera forte impression à sa découverte, l’intérêt pour le disque ne durera pas à cause de son manque de ferveur mélodique et d’identité. Mon objectif est cependant de vous conduire à écouter ce disque au moins une fois ; alors vous serez libre d’y trouver ce que vous voulez.

Les solos de guitare électrique de Lindani Buthelezi y sont pour beaucoup dans l’attractivité de cet improbable melting pot. Parmi les ingrédients – groove, batterie rutilante et motifs psychédéliques – ils terrassent toute appréhension et procurent une excitation bienvenue. La rythmique tourne et vire avec une superbe toute à la gloire des styles prog et jazz. Un morceau comme Lakeside communique une énergie tout à fait extraordinaire, tout comme Taxidermy, faisant écho au travail de White Denim ; mais pourtant, et c’était un peu le problème du trio texan, c’est pour n’aller nulle part. C’est une attitude tout à fait rock en soi – privilégier l’instant, donner le maximum dans l’idée d’impressionner la gent féminine, etc – (encore quatre mecs, ce groupe, il est tant de le dire).

Mais voilà, il faut en régresser à ce genre de constats pour pleinement apprécier la musique des Black Jacks, et du coup on peut imaginer qu’ils auraient plus convaincu encore avec une harpiste Appalachienne en leur sein, ou quelque autre préciosité qui serait une façon d’être plus excentriques encore. C’est un jeu qui ces derniers prend son envol, celui qui voit quelques fortes têtes branchées et particulièrement douées techniquement abonder à la fois vers le psychchédélisme, le free-jazz, l’opérette et même la musique contemporaine ; et le jeu c’est finalement de se glisser avec plus ou moins de bonheur dans des peaux bigarrées mais pas pour autant efficaces. Et embrasser large – un jonglage linguistique s’ajoute à l’exercice ; Anglais, Zulu, Xhosa - n’est surement pas la meilleure façon de construire une identité cohérente – les Talking Heads (voir la chronique de Remain in Light). auraient une leçon à donner à quelques un de leurs admirateurs. Malheureusement, en rock, la longévité compte. Mais cet album permet tout de même de passer un bon moment.
  • Parution : 21 septembre 2009
  • Label : Secretly Canadian
  • Producteur : Brandon Curtis
  • A écouter : Lakeside, Taxidermy

1 commentaire:

  1. J'avais beaucoup aimé leur EP.
    Qu'il y ait polémique donne envie d'aller plus loin.
    Surtout si on leur reproche d'être moins léchés que TV On The Radio.
    En plus, cette chronique en ajoute une couche sur l'envie...

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