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mercredi 30 septembre 2009

{archive} Mazzy Star - She Hangs Brightly (1990)



Voir aussi la chronique de So Tonight That i Might See (1993)

Voir aussi la chronique de Bavarian Fruit Bread (2001)
Voir aussi la chronique de Through the Devil Softly (2009)
Voir aussi la chronique de Rainy Day LP (1984)
Voir l'article sur Hope Sandoval

Le premier album de Mazzy Star est largement porté par le songwriter et producteur David Roback, ancien membre des groupes Rain Parade, Clay Allison et Opal. C’est de lui que vient cette mise en lumière romantique et lunaire, et on ne peut que saluer la manière qu’il a de retranscrire ces obsessions stylistiques (Beatles, country, Velvet, Doors) dans un écrin qui vit de la voix fraiche et détachée de Hope Sandoval.


She Hangs Brightly est le premier disque de ce groupe Californien quasi mystique, pour ceux qui le connaissent. Kurt Cobain citait ce premier album parmi ses préférés – aux côtés d’autres par REM, Mudhoney ou Neil Young, etc., et c’est facile de voir pourquoi. En effet l’attitude de Sandoval est assez similaire à celle de Cobain, à savoir une désinvolture inouïe non pour rejoindre une quelconque hype, mais parce que ce sont des artistes pour qui la musique ne demandait jamais de devenir quelqu’un d’autre qu’eux-mêmes. Et Sandoval était là bien avant Banhart, Cat Power et autres dogmatiques – qui même eux paraissent bien artificieux en comparaison. Elle était là avant que la musique Californien ne soit si pétrie de courants et de modes, semble t-il en marge de toute philosophie de mœurs, totalement libre. C’est cette liberté que l’on sent sur She hangs Brightly, en premier lieu.


L’album ne contient pas d’instant dramatique ultime comme son successeur, So Tonight That i Might See (1993), qui a au moins Into the Dust, voire Fade Into You, pour s’assurer de devenir un certain genre de classique. En 1994 Kurt se suicide et c’est peut être ce qui conduit Mazzy Star et Sandoval à arborer dans une pose presque caricaturale – toutes lumières éteintes, ombres glissantes et cheveux en rideau – toute la mélancolie du monde. Nous sommes donc en 1990 avant que l’humeur du rock ne s’assombrisse pour de bon – ensuite paraîtra The Downward Spiral de Nine Inch Nails, et même Automatic for the People, Rage Against the Machine ou Nevermind n'ont pas encore vu le jour. She Hangs Brightly est un petit miracle de candeur épargnée par les poses et évitant les catégories, et l’occasion pour la chanteuse alors (et encore...) peu reconnue de faire ses preuves. Les talents de David Roback ont quant à eux été déjà pleinement reconnus, et il illustre ici sa propension à emprunter des méthodes anciennes et à les faire fonctionner à nouveau ; un genre de vent country souffle sur Ride It on, Free, Taste of Blood et Give you My Lovin, tandis que l’excellente She Hangs Brightly est traversée par le bel esprit des Doors à leur début, qui jouaient The End (1967). Des morceaux résolument rock et délicieux comme Blue Flower sont piqués au Velvet Underground, mais il y a fort à parier que Lou ou John adorèrent ce que Sandoval fit du son qu’ils avaient inventé. Lou en particulier ne dénierait pas une attitude aussi détachée. D'un autre côté, l’album emprunte aussi aux Beatles période Revolver (1966) pour Be My Angel, conjurant ainsi le sort qui voudrait que les deux groupes précités ne soient pas mariables.


Halah, la chanson qui ouvre le disque et qui voit Hope Sandoval dire « Baby, I wish i was dead » est tout simplement magique. Débarrassée de la tension psychédélique d’autres numéros, ici Sandoval apparaît totalement nouvelle, donne le ton et les premières touches de ce qui va instaurer entre elle et vous un charme un peu sinistre, mais délicieux. She Hangs Brightly est ambigu et impalpable, mais tellement bien, lové en vous.

Parution : 1990
Label : Capitol
Producteur : David Roback
A écouter : Halah, She Hangs Brightly, Be my Angel

7/10
Qualités : envoûtant, psychédélique,sensuel

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