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mardi 20 octobre 2009

Roy Harper : l'amorce d'une carrière


And now, Ladies and Gentlemen, a few lines on Roy Harper

Roy Harper est un compositeur et chanteur de folk anglais né en 1941. Il est devenu musicien professionnel au milieu des années soixante, commençant par faire la tournée des bars, dont le plus célèbre reste Les Cousins – un club de Soho, quartier effervescent de Londres. L’ambiance des premières tournées transparaîtra dans son premier disque, Sophisticated Beggar (mendiant sophistiqué) en 1966. Il va plus tard apparaître dans une série de concerts gratuits donnés à Hyde Park (Londres) ce qui va « propulser » sa carrière et le faire signer avec EMI pour son quatrième disque, Flat, Baroque and Berserk (1970) – travail qui dévoile un peu plus la personnalité humaniste de l’artiste, dénonçant l’hypocrisie politique et religieuse, la guerre ou encore le colonialisme. Ce discours très marqué va devenir partie intégrante de l’identité de Roy Harper.

Il va ensuite réaliser avec Stormcock (1971) une œuvre d’une intensité et d’une intelligence telles qu’elle sera amenée à révolutionner la musique folk en un sens, lui donnant l’allure épique d’une suite en quatre parties somptueusement écrites. Ce disque va rester comme l’un des plus grands albums de la période, pour ceux qui connaissent le travail de Harper, peu visité aujourd’hui. Des problèmes de santé très graves et la perspective de sa propre mort seront le contexte qui va amener Harper à réaliser, toujours au sommet de son art, Lifemask – album iconique par sa pochette montrant la reproduction du visage de Harper en cire – un sorte de masque de mort. Loin d’être anecdotique, une telle décision dénote d’un musicien qui a décidé de se dédier à sa musique jusqu’à transparaître à travers, même malade ou mort. Ambitieux, il souhaite que sa musique lui survive.
Cela ne l’empêche pas de se renouveler, sans craindre de brouiller les pistes, dès qu’il se sait tiré d’affaire, avec HQ (1975) ; un disque aussi important que les précédents, qui le voit chanteur dans un vrai groupe de folk-rock électrique. And life goes on…
Roy Harper se dit inspiré par diverses formes de musique ; depuis Miles Davis jusqu'à Stravinski., citant sans doute ce dernier pour les structures changeantes et enlevées, à la dimension épique de ses meilleures pièces – dont celles qui constituent son chef d’œuvre Stormcock. Ses influences comptent aussi naturellement des musiciens blues comme Lead Belly, Josh White, Big Bill Broonzy et le musicien folk Woody Guthrie qui inspira aussi beaucoup Bob Dylan – et à travers lui toute la scène folk.

Le jeu de guitare de Roy harper est particulier dans sa sophistication – hérité quelque part de Bert Jansch, musicien qualifié de Jimi Hendrix acoustique (il joue encore aujourd’hui), et au service de compositions complexes. Sa versatilité lui fait emprunter les chemins du folk progressif – style qu’il a quasiment inventé avec Stormcock – comme du folk-rock, ou du rock alternatif, comme lors de ses collaborations avec Jimmy Page dont le célèbre What Ever Happened To Jugula. Sa voix sensible, subjective et personnelle est également une marque de son art. Artiste prolifique, Harper a fait paraître la plupart de ses travaux successifs sur son propre label Science Friction. Beaucoup de musiciens ont reconnu en lui une inspiration, que ce soit Jimmy Page et Robert Plant de Led zeppelin, Pete Townsend des Who, Kate Bush, Ian Anderson de Jethro Tull, Pink Floyd – il apparaît sur la chanson Have A Cigar, sur Wish You Were Here -, ou plus récemment Joanna Newsom, jeune harpiste prodige. On se réfère à sa légende comme à la plus longue carrière underground

Discographie sélective

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