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mercredi 7 octobre 2009

Peter Broderick - Home (2008)




Parution : 2008
Label : Bella Union
Genre : Folk moderne
A écouter : Games Again, Below It, Sickness, Bury.

6.75/10
Qualités :envoûtant, Doux-amer, apaisé

Isolé dans son pan de forêt et contraint d’affronter pour survivre des archétypes redoutables comme Bon Iver (For Emma, Forever Ago) ou les Fleet Foxes, Peter Broderick s’en sort plutôt bien. Musicien et compositeur de vingt-deux ans originaire de Portland, dans l’Oregon (comme ses influences Elliott Smith et Mr Ward), son mélange de mélodies de guitare ou de banjo délicates et de voix samplées touche au sublime sur cet album paru en 2008, mais éclipsé par les nouveaux géants du folk que sont Justin Vernon et les Fleet Foxes. Aujourd’hui à moitié résidant du Danemark, Broderick est un artiste prolifique puisqu’il a à son actif de musicien sept projets et un nouveau disque, Five Film Score Outtakes, qui nous fait les fonds de tiroirs. Il s’est avéré que le bon élève qui apprit à l’école le violon, le banjo, la scie musicale et la mandoline, et qui se voyait musicien de session (il a enregistré notamment avec Mr Ward et a tourné avec Effertklang (groupe rencontré à Copenhague), Horse Feathers, Norfolk & Western, Loch Lomond et Laura Gibson) est devenu un véritable créateur capable de laisser son identité à la postérité. Et sa qualité de multi-instrumentiste se combine avec celle de touche-à-tous genres ; c’est après un disque de musique néo-classique qu’il propose aujourd’hui l’œuvre de folk Home.

La simple conjonction de sa voix et de son instrument savent faire naître l’émotion, dessiner une chanson folk magique avec Below It, ou, lorsque le temps s’allonge, créer une atmosphère fascinante.

Enregistré dans divers endroits en tournée, ce disque parvient pourtant à donner l’impression que dans un chez-soi évocateur, assis auprès de son ordinateur, que Broderick a bricolé Home. Mais où se trouve la vraie maison d’un troubadour ? Le résultat est une belle preuve que les techniques conventionnelles (« naturelles » dirait Neil Young) d’enregistrement ne sont pas forcément inévitables. Le disque alterne les morceaux chantés dans lesquels Broderick sait accorder sa voix discrète à de redoutables mais délicates boucles ou constructions plus directes à la guitare acoustique surtout – plus un peu de batterie. Le musicien a fait le choix de ne plus jouer ici de piano, cordes ni accordéon qui caractérisaient Float. C’est donc avec un certain dénuement qu’il expose ici sa belle et riche mélancolie vocale et crée dans un style minimaliste – au départ - une œuvre plus riche qu’il n’y paraît. La simple conjonction de sa voix et de son instrument savent faire naître l’émotion, comme sur And it’s Allright ou Not at Home, dessiner une chanson folk magique avec Below It, ou, lorsque le temps s’allonge, créer une atmosphère fascinante, avec Sickness, Bury. Partout, les tons sont aériens et glacés, avec force d’harmonies vocales célestes et, progressivement, de polyphonies. Pourtant, ce n’est jamais grandiloquent, et en restant dans les limites de son intimité, Broderick parvient à insuffler au disque un aspect chaleureux.

Le disque s’ouvre et se ferme avec Games puis Games Again. La recherche d’une cohérence et la volonté de laisser transparaître la présence d’un fil rouge pour une œuvre cohérente. Pourtant, Home n’a pas besoin d’une telle pirouette, même si Games Again est le final orchestral sublime qui développe le fort potentiel de l’ouverture Games. Construit de vignettes plus focalisées comme Games – pour les harmonies vocales – ou There and Here – où Broderick laisse respirer chaque accord. Un disque-étape pour un artiste en cavale qui n’est pas trop sûr de sa destination (« And when I'm home, I'm not at home. »)

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