“…you can hear whatever you want to hear in it, in a way that’s personal to you.”
James Vincent MCMORROW
Qualités de la musique
soigné
(81)
intense
(77)
groovy
(71)
Doux-amer
(61)
ludique
(60)
poignant
(60)
envoûtant
(59)
entraînant
(55)
original
(53)
élégant
(50)
communicatif
(49)
audacieux
(48)
lyrique
(48)
onirique
(48)
sombre
(48)
pénétrant
(47)
sensible
(47)
apaisé
(46)
lucide
(44)
attachant
(43)
hypnotique
(43)
vintage
(43)
engagé
(38)
Romantique
(31)
intemporel
(31)
Expérimental
(30)
frais
(30)
intimiste
(30)
efficace
(29)
orchestral
(29)
rugueux
(29)
spontané
(29)
contemplatif
(26)
fait main
(26)
varié
(25)
nocturne
(24)
extravagant
(23)
funky
(23)
puissant
(22)
sensuel
(18)
inquiétant
(17)
lourd
(16)
heureux
(11)
Ambigu
(10)
épique
(10)
culte
(8)
naturel
(5)
Genres de musique
Folk
(118)
Pop
(88)
Rock
(81)
Rock alternatif
(78)
Americana
(72)
indie rock
(69)
Folk-Rock
(65)
Blues
(51)
Country
(42)
Psychédélique
(39)
Soul
(39)
Rythm and blues
(32)
Alt-Folk
(31)
Expérimental
(30)
orchestral
(29)
Garage Rock
(26)
Synth-pop
(25)
Noise Rock
(23)
Rock progressif
(20)
Funk
(19)
Métal
(17)
Psych-Rock
(16)
Jazz
(15)
Atmosphérique
(14)
Auteur
(14)
post-punk
(14)
Dream Folk
(13)
Electro
(13)
Punk
(13)
World music
(13)
acid folk
(13)
shoegaze
(13)
Lo-Fi
(12)
reggae
(12)
Post-rock
(11)
Dance-rock
(10)
Stoner Rock
(10)
Indie folk
(9)
folk rural
(9)
hip-hop
(9)
rock n' roll
(9)
Folk urbain
(8)
Grunge
(8)
Rock New-Yorkais
(8)
avant-pop
(8)
Bluegrass
(7)
Surréalisme
(7)
instrumental
(7)
Post-core
(6)
Dub
(5)
krautrock
(3)
spoken word
(2)
Trip Tips - Fanzine musical !
- Lire le fanzine Trip Tips
- Commentez un album : recevez le en mp3
Affichage des articles dont le libellé est 1984. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1984. Afficher tous les articles
mardi 3 janvier 2017
{archive} DAVID KAUFFMAN & ERIC CABOOR - Songs From Suicide Bridge (1984)
OOO
doux-amer, nocturne, fait main
post-folk
Dans la langue ultime convoquée par David Kauffman et Eric Caboor, le titre de l'album ne se réfère après tout qu'à ce pont qui traverse de Los Angeles à Pasadena, et qui porte le surnom charmant de 'pont des suicides'. De quoi chasser notre malaise. S'il est question d'un suicide, il est plutôt du point de vue de la carrière musicale de ces deux artistes donnant apparemment avec ces 55 minutes leur chant du cygne. Qu'on se rassure, ils ont persévéré, un peu. Leur démarche, conjurer leurs idées les plus franches, les relie à des groupes des années 1990 comme Nirvana. La voix de David Kauffman, se prête, par sa lenteur, aux atmosphères hantées, et ressemble à celle de Michael Stipe, de REM, sans qu'aucune boite à rythme ne propulse ce murmure. Cet album a été oublié à cause de la cadence ralentie qu'il nous impose.
Ce qui les démarque de façon troublante, c'est leur austérité electro-acoustique, parsemée de basse et de piano certes, mais presque sans trahir sa date d'enregistrement, 1983. Les guitares sont superbes, leur variété d'un morceau à l'autre démontrant l'intérêt qu'ont porté les deux musiciens au son naturellement amplifié de leurs instruments ce qui n'était peut être pas si répandu dans cette décennie. Et les paroles, autobiographiques, entre ironie, amertume, réalisent peu à peu une forme d'extrémisme. Life and Times on the Beach évoque les souvenirs personnels du chanteur, qui ne cherche pas tant à les faire voguer qu'à les faire sombrer superbement, commençant par ses meilleurs souvenirs de baseball avant de se décrire viré du collège et tentant de refaire sa vie à Los Angeles. « Ce dont j'ai besoin pour en finir est à portée de main », assène t-il tandis que s’agrainent le son d'un banjo. Puis, ressort qu'on jurerait déjà entendu ailleurs, dans une chanson lointainement échouée, le piano reprend, douloureux, et la chanson que l'on croyait si abruptement terminée retrouve sa route. Ce morceau comme le suivant, dépasse les huit minutes, mais on ne le ressent pas ainsi.
Kauffman profite de ce supposé dernier round pour tacler la déchéance à l'oeuvre, moins en lui qu'autour de lui. C'est une constante dans cet album, dont le ton égal, renferme une colère froide, surtout dans le moments les plus mesurés. "The neighborhood begins to smell like death/Windows are fogging from a drunkard's breath/Junkies are shaking out of every tree/The dog next door don't wanna let them be" sur Neighboohood Blues, glaciale.
Comme les meilleurs disques, Songs From Suicide Bridge vous incite à louvoyer dans le temps présent, une partie de vous complètement invisible, vouée à l'émotion intangible. La résolution de l'album n'a pas hâte d'arriver. C'est d'autant plus remarquable que le duo semble avoir tiré toutes les conclusions nécessaires avant d'enregistrer, et sait instaurer une forme de suspense à nous les divulguer à travers leurs trames de guitares nomades. Ils savent retrouver des sons d'au moins trente ans en arrière. Leur intensité à jouer souligne l'isolation et entre en résonance avec le sort de cet album oublié. Après la brève folie psychédélique de Where's is the Understanding ?, pas la meilleure conformation pour délivrer un message universel, Tinsel Town rive définitivement l'album à notre conscience, dans un son de guitare new wave évanescent qui porte l'empreinte non pas d'un sentiment, mais de sa disparition. Enfin, One More Day (You Will Fly Again) épilogue dans des tons proches de Nick Drake, et la candeur du duo est à rapprocher du jeune britannique. Lui ne s'est pas jeté d'un pont, mais c'est tout comme.
1. Kiss Another Day Goodbye
2. Neighborhood Blues
3. Life Without Love
4. Angel Of Mercy
5. Life And Times On The Beach
6. Backwoods
7. Midnight Willie
8. Where's The Understanding
9. Tinsel Town
10. One More Day (You'll Fly Again)
samedi 5 avril 2014
JAMES COTTON - High Compression (1984)
OOOO
communicatif, intemporel
blues, rock and roll
Le rock déballe ce sentiment de ne pas être à la hauteur de ce que l'autre attend de nous.
Généralement l'être aimé, voire, dans les cas les plus tragiques, sa famille la plus proche. Le
regret, le remords, que le blues transmet avec le plus d'humilité et de générosité.
L'humour, la vivacité entre les mains d'un harmoniciste aussi extraordinaire que James Cotton,
font oublier les sujets graves. On danse, au son de sa voix rauque, qui date de quand il en
avait une. Elle est même la principale attraction de certaines de ces chansons.
Aujourd'hui, il n'en a plus, et il a peut-être produit en 2013 son testament, où on
l'entend vaguement croasser quelques mots, parfois, entre les attaques toujours fracassantes
de ses harmonicas.
A travers cet album, on devine que le blues est une musique moderne, sans couleur
particulière, révélatrice en ligne directe du sentiment qui l'habite. En 1984, ce disque
authentique était inespéré : les musiciens sont choisis pour faire le pont entre traditionnel et
contemporain, avec Pinetop Perkins au piano, et la production est épargnée des effets de
style qui on rattrapé le funk ou le rock à l'époque.
Un disque découvert grâce à la médiathèque de Nanterre.
Généralement l'être aimé, voire, dans les cas les plus tragiques, sa famille la plus proche. Le
regret, le remords, que le blues transmet avec le plus d'humilité et de générosité.
L'humour, la vivacité entre les mains d'un harmoniciste aussi extraordinaire que James Cotton,
font oublier les sujets graves. On danse, au son de sa voix rauque, qui date de quand il en
avait une. Elle est même la principale attraction de certaines de ces chansons.
Aujourd'hui, il n'en a plus, et il a peut-être produit en 2013 son testament, où on
l'entend vaguement croasser quelques mots, parfois, entre les attaques toujours fracassantes
de ses harmonicas.
A travers cet album, on devine que le blues est une musique moderne, sans couleur
particulière, révélatrice en ligne directe du sentiment qui l'habite. En 1984, ce disque
authentique était inespéré : les musiciens sont choisis pour faire le pont entre traditionnel et
contemporain, avec Pinetop Perkins au piano, et la production est épargnée des effets de
style qui on rattrapé le funk ou le rock à l'époque.
Un disque découvert grâce à la médiathèque de Nanterre.
mercredi 18 janvier 2012
R. Stevie Moore dans les années 80
Voir aussi mon article R. Stevie Moore dans les années 70
Voir aussi ma biographie de R. Stevie Moore
Voir aussi ma chronique de Advanced
Voir aussi le live report de r. Stevie Moore au Cri de la Mouette à toulouse
genre : rock alternatif, new-wave
Les années 80 furent le moment où Moore se rapprocha le plus de la notoriété. Sur des disques comme Crises (1983) ou What’s the Point ?!! (1984), c’est aussi le moment où l’amertume à peine ressentie sur ses disques précédents se transforma en quelque chose de plus raide et austère. Sur ces albums, le musicien semblait plus qu’auparavant porter sa dissidence en bannière. Si un album de sa discographie a pu influencer pour la cohérence de sa trame de fond, c’est l’incisif What’s The Point ?!!, paru chez Cunéiform, l’un de ses petits labels quoi travaillèrent à éditer le travail de Moore pour lui donner une nouvelle cohésion. Le plaisir de Moore à inventer et à jouer avec les codes, ainsi que le voile kitsch qui recouvre une curiosité comme la vidéo pour Conflict of Interest, brouillent son rapport à l’adversité. Comme le notait Jack Barron dans la revue Sounds en 1984, « Le titre est un indice. C’est un disque sur la dépression dans la tradition des songwriters, la seule différence étant qu’il ne s’apitoie pas sur son sort. Plutôt que cela, What’s the Point ?!! est le sentiment d’un homme qui a ses problèmes sans avoir perdu son sens de l’humour. »
A début des années 1980, Moore prit le chemin du studio, pour le plaisir de changer de pratique, mais sans discriminer ses précédents disques. Pour lui, les sons les plus étranges et crasseux vaudront toujours les morceaux pop les mieux enregistrés qui figurent sur Glad Music.
Ses moments les plus kitsch ont paraît t-il donné naissance au courant chillwave, ce genre qui mélange la sensibilité indie et l’amour premier degré des sons de synthétiseur. Une chanson appelée There is No God in America (sur Crises) n’aurait pas du faire échapper Moore à son destin d’iconoclaste punk brillant et de premier couteau de la new-wave. Sur Glad Music (1985) figure la version définitive de Part of the Problem. Parfois saluée comme la meilleure chanson pop de sa carrière, elle sera décrite ainsi par Barry Mclheney du Melody Maker : « aurait pu être de ces quelques moments mémorables si seulement Stevie ne se sentait pas obligé de pratiquer une demi-douzaine de styles et le même nombre de changements de tempo en l’espace de cette seule chanson. » Le même commentateur se montra enthousiaste à l’endroit de Going Down the Way (What’s the Point ?!!), une descente garage, avant de conclure « Faire la même chose vous-même ne serait pas une mauvaise idée. »
Au moment de sa sortie, Teenage Spectacular (1987) fut décrit par Moore comme ‘le projet le plus divertissant de ma carrière’. Des albums de qualité comme Glad Music ou Teenage Spectacular montrent en effet que les années 80 pouvaient se montrer positivement divertissantes, pour Moore comme pour nous. La grande qualité de son de ces derniers disques poussera certains fans habitués au bruit de la bande sur le traditionnel quatre-piste à crier à la trahison. « I love you too much to care about me », chante Moore sur I love you too much to bother you, comme s’il devait prouver sa sincérité. Outre les collages sonores détonants comme un Revolution 9 saucissonné (Non Sequitur) et la tranche de faux broadcast qui est surtout un prétexte à jouer un rythm and blues irrésistible (On the Spot, un inédit), le disque marque par son introspection épisodique, sur l’inoubliable No Know et son ambiance de western spaghetti (une chanson très originale pour Moore), comme sur le long instrumental The Crippled Mind of a Modern Man, qui est bourré d’harmonies magiques. En 1987, si vous aviez écouté Pleased to Meet Me des Replacements, Document de R.EM., Teenage Spectacular le faisait aisément aux côtés des derniers Cleaners From Venus, Mekons ou 10,000 Maniacs.
lundi 10 mai 2010
{archive} Rainy Day LP (1984)
Voir aussi le chronique de She Hangs Brightly (1990)
Voir aussi la chronique So Tonight That i Might See (1993)
Voir aussi la chronique de Bavarian Fruit Bread (2001)
Voir aussi la chronique de Trough the Devil Softly (2009)
Voir aussi l'article sur Hope Sandoval
Parution : 1984
Label : Rough Trade
Genre : Psychédélique, Folk, Rock
A écouter : Rainy Day, Dream Away, I’ll Keep It With Mine
Note : 8.25/10
Qualités : ludique, sensuel
Ce serait dommage de ne pas rendre à David Roback, la moitié du duo sensuel Mazzy Star, ce qui lui appartient, d'autant plus que ce disque a une saveur intemporelle qui dépasse largement son statut d'album de reprises. Roback avait déjà, six ans avant de fonder Mazzy Star avec Hope Sandoval, les idées – ou les obsessions - bien en place ; musique country pour la langeur, folk-rock comme les chansons de Nico sur le disque du Velvet Underground, et psychédélisme comme les Doors au moment de leur premier disque (avec des morceaux comme Light my Fire et The End). Rainy Day, le groupe d’un seul disque, est un exercice pratique délectable et moins savant qu’on peut le croire ; le son de New-York est remis à plat par une team assommée de soleil.
Ce disque ressemble donc à un clin d’œil décomplexé avant tout, même si l’on suspecte que Roback ait beaucoup désiré que le témoin des légendes sixties lui revienne à lui, au moment de Rainy Day comme partout ailleurs dans sa carrière. Roback participe à tous les morceaux, donne le ton, de manière plutôt discrète, de ce disque collaboratif ; sur On the Way Home (Neil Young), il est même seul avec sa guitare, sans que cela fasse vraiment des étincelles. Au moment de ce disque, Roback vient d’en terminer avec Rain Parade, groupe de la scène underground de Los Angeles qu’il fonda avec son frère Steven et qui connut un succès critique avec son unique disque Emergency Third Rail Power Trip en 1983, soit juste un an avant cet effort collectif sous le nom de Rainy Day.
Roback n’est, ici, pas le centre de l’attention (il chante sur deux morceaux, mais sa voix est quelconque). Et de ce fait, l’une des particularités du disque : Kendra Smith (Dream Syndicate), Michael Quercio (de Three o’Clock un autre groupe de la scène néo psychédélique qui rencontra un certain succès ; et aussi ex-Salvation Army, The Permanent Green Light, et The Jupiter Affect en ce moment), Susanna Hoffs et Roback se partagent les lead vocals selon les titres, et pléthore d’autres musiciens de cette fameuse scène californienne participent pour ajouter, ça où là, quelque coquetterie.
Des influences, donc. Femme Fatale ou I’ll Be Your Mirror, sur The Velvet Underground and Nico (1967) sont épongés et …Mirror est même ressortie presque telle quelle. Parce c’est aussi un disque de reprises, au moins une de Dylan (I’ll Keep It With Mine), une du Velvet et On the Way Home de Young – mais, on suppose que ça ne s’arrête pas là. La plupart des morceaux ressuscitent la pop sensuelle, charnelle, evanescente et intello du Velvet, et ils marchent le mieux lorsqu’ils sont interprétés par Kendra Smith. Roback aura raison de former Opal, son nouveau groupe, avec elle. Leur rencontre serait d’ailleurs à l’origne de la fin de l’aventure Rain Parade. Il trouvera plus impressionnante encore Hope Sandoval, qui, elle, admirait Kendra Smith et était fan de Dream Syndicate. Un sorte de ballet, de jeu de rôles pimente la carrière de l’effacé Roback.
Le disque se terminerait en un rien de temps, à peu près le temps d’une grosse averse, s’il n’y avait le dernier titre, Rainy Day, Dream Away. …Dream Away n’est pas chantée par Roback, mais par Michael Quercio. Lui aussi est une éponge ; ses inspirations sont diverses, même si l’une des plus notables est sans doute Animals de Pink Floyd, le seul disque qu’il cite, entre deux artistes, dans sa liste d’influences sur sa page MySpace. Sur Rainy Day, Dream Away, il ressemble à Jim Morrison, et la musique est entre une jam des Floyd première période et et titre des Doors qui serait étiré (ce qu’ils avaient évidemment l’habitude de faire en live). Plus de onze minutes, et on l’écoute volontiers en boucle – il semble même que ce soit le genre de plage conçue pour cela ; s’y prélasser. Le sommet de désinvolture dans un disque détendu, mais précis et détaillé. Le son des influences, la tension en moins, en somme.
Un document édifiant pour qui cherche à élucider le mystère de l’alchimie Mazzy Star, qui produisit l’une des musiques les plus pertinentes des années 1990.
Inscription à :
Articles (Atom)


.jpg)
.jpg)

