“…you can hear whatever you want to hear in it, in a way that’s personal to you.”

James Vincent MCMORROW

Qualités de la musique

soigné (81) intense (77) groovy (71) Doux-amer (61) envoûtant (60) ludique (60) poignant (60) entraînant (55) original (53) élégant (50) communicatif (49) audacieux (48) lyrique (48) onirique (48) sombre (48) pénétrant (47) sensible (47) apaisé (46) lucide (44) attachant (43) hypnotique (43) vintage (43) engagé (38) Romantique (31) intemporel (31) Expérimental (30) frais (30) intimiste (30) orchestral (30) efficace (29) rugueux (29) spontané (29) contemplatif (26) fait main (26) varié (25) nocturne (24) extravagant (23) funky (23) puissant (22) sensuel (18) inquiétant (17) lourd (16) heureux (11) épique (11) Ambigu (10) culte (8) naturel (5)

Genres de musique

Trip Tips - Fanzine musical !

lundi 11 juin 2012

The Heptones






La voix de Leroy Sibbles, le chanteur des Heptones, est l'une des choses les plus fulgurantes de la scène reggae. Constitué de  Sibbles, Barry Llewellyn, et Earl Morgan, ce groupe-charnière fut beaucoup imité pour leur chant en close harmony (plusieurs voix dans un seul octave, entendu par exemple chez Simon and Garfunkel et les Beach Boys), et la fluidité sensuelle de leurs compositions. Coxsone Dodd les entraina au chant et guida l'écriture de Sibbles, qui développait un sens de l'humour sarcastique dans ses histoires de coeurs brisés. Sibbles intégra le staff de Studio One à la basse et travailla comme assistant producteur et détecteur de talents. Il sera salué par Peter Simon et Stephen Davis, pour reggae international, en ces termes : Un grand nombre des lignes de basse cultes de la musique jamaïcaine sont le fruit du travail d'un homme, Leroy Sibbles. [...] Cela fait de Sibbles un géant de la musique jamaïcaine, égal en stature à Bob Marley. Quels que soient les progrès qu'ont apporté les Wailers dans les chants et la conscience du reggae, Sibbles en a fait au moins autant pour le développement de l'instrument de musique le plus important du reggae. Il a été un pont entre les influences afro-jamaïcaine et afro-américaine."

Comme pour d'autres, la conscience culturelle rastafari émergea dans sa vision au tournant des années 1970. Le superbe On Top (1970) démarrait avec Equal Rights, et ses références au lynchage des ancêtres. Mais le groove y était élégiaque et la batterie inspirée du Nyahbinghi appelait à l'amour du prochain. Il se lassa de Studio One pour s'émanciper jusqu'à signer avec la maison de disques anglaise Island, appartenant au millionnaire Chris Blackwell, en 1975. Night Food fut produit par le célèbre Lee ‘scratch’ Perry. Cette nouvelle période des Heptones culmina sans doute avec Party Time (1977). Lee Perry réussit à actualiser leur son sans perdre la force de leurs harmonies, et ils achevèrent de conquérir les coeurs en Angleterre et dans toute l’Europe. Sibbles quitta le groupe peut après cet album qui continua sans lui et sans retrouver le même succès.

A l'écoute de On Top, on peut facilement rapprocher aux Heptones de ne pas sonner toujours sonner comme un groupe Jamaïcain - l'album a d'ailleurs été enregistré au Canada ! Mais le groupe a beaucoup fait pour populariser le reggae vocal, et l'esprit de 'melting' pot qui l'anime donne un visage résolument tourné vers l'extérieur à la musique Jamaïcaine.   

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...