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dimanche 24 juin 2012

Gladiators




Le nom du trio vocal les Gladiators semble dériver d’une fascination pour la figure de l’esclave rebelle de la rome antique Spartacus. Leurs débuts sont liés à un succès des Ethiopians, Train To Skaville. La face B de ce célèbre morceau était You are the Girl, une chanson permettant à Albert Griffiths, qui allait devenir le charismatique leader des Gladiators, de gagner confiance en ses capacités d’auteur de chansons. Il les aimait très imagées, chargées de paraboles, capables de retracer l’histoire du reggae depuis ses origines.

Trio vocal composé de Griffiths, de Clinton Fearon et de Gallimore Sutherland ils firent leurs classes avec le producteur Coxsone Dodd - ils allaient rester maçons un moment, étant donné son principe de 20 dollars la chanson et pas de royalties. Le morceau Hello Carol (1968) fait partie de leur préhistoire, et c’est déjà un gros succès en Jamaïque. Roots Natty, Bongo Red, Jah Go Before Us et Mr. Baldwin suivent, et le trio passe même entre les mains de Lee Perry avant que l’affaire ne se termine en combat de coqs.

Virgin, à travers leur branche Front Line, poussa à partir du milieu des années 70 des artistes plus enclins à faire des singles, qui offraient une gratification immédiate dans leurs pays, à produire des albums destinés à une plus large distribution. L’intrusion d’un gros label est donc plutôt bénéfique pour le reggae, d’autant plus que les albums sont rendus de nouveau disponibles par Virgin après les années 2000 (avec leurs pochettes originales – mais sans notes et sans paroles). Les Mighy Diamonds ou les Abyssinians sont aussi concernés par ces rééditions.

Les Gladiators se montrèrent aussi productifs avec les albums qu’avec les singles. Ils réenregistrèrent beaucoup de hits pour ces albums qui sont parmi les grands classiques de la période. Encouragés par un premier disque redoutable, Trench Town Mix Up (1976), ils maintinrent le cap avec Proverbial Reggae (1978) et Naturality (1979). Une compilation, Dreadlocks the Time is Now (1990), ressemble 19 hits révélant la ferveur du groupe dans cette période. Musicalement, le trio se maintient dans une formule simple ; les rythmes lancinants tirent parfois sur le dub, l’apport des guitares est minimaliste il n’y a pas ou peu de cuivres. La présence inattendue d’un harmonica dans plusieurs morceaux de l’album Sweet so Till (1980) laisse penser que Griffiths avait apprécié les bandes originales d’Ennio Moricone pour Sergio Leone.

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