“…you can hear whatever you want to hear in it, in a way that’s personal to you.”

James Vincent MCMORROW

Qualités de la musique

soigné (81) intense (77) groovy (71) Doux-amer (61) envoûtant (60) ludique (60) poignant (60) entraînant (55) original (53) élégant (50) communicatif (49) audacieux (48) lyrique (48) onirique (48) sombre (48) pénétrant (47) sensible (47) apaisé (46) lucide (44) attachant (43) hypnotique (43) vintage (43) engagé (38) Romantique (31) intemporel (31) Expérimental (30) frais (30) intimiste (30) orchestral (30) efficace (29) rugueux (29) spontané (29) contemplatif (26) fait main (26) varié (25) nocturne (24) extravagant (23) funky (23) puissant (22) sensuel (18) inquiétant (17) lourd (16) heureux (11) épique (11) Ambigu (10) culte (8) naturel (5)

Genres de musique

Trip Tips - Fanzine musical !

lundi 11 juin 2012

The Paragons - On the Beach with the Paragons (1967)






VOL 1 : STUDIO ONE

Les dominicains ont le merengue, les haïtiens le compas, le trinidadiens le calypso, les guadeloupéens le zouk, et les Jamaïcains le mento dans les années 1950. C'est aussi l'époque de la naissance des rythmes Nyahbinghi, fait de percussions spécifiquement rastas, sur lesquelles de larges groupes chantent. Count Ossie est le créateur de la musique sacrée rasta avec son ensemble de 20 musiciens, Mystic Revelation of Rastafari. Le style percussif Nyahbinghi influencera les rythmes du reggae jusqu’à nos jours. Les rythmes et les cuivres influencent le premières formes de reggae, et c'est sans surprise que le rythm and blues et le jazz du sud des Etats-Unis s'ajoutent aux ingrédients de cette révolution.

C'est cette musique qu'écoutait Clément Seymour Dodd, connu bientôt sous le pseudonyme Coxsone Dodd, en voyage aux etats Unis avant de rentrer en 1954 en Jamaïque. Il installe à Kingston sa sono et diffuse les musique qu'il a glanées en voyage, et qu'il continue d'importer de la Nouvelle-Orléans et de Miami. C'est un fan de be-bop de bogie woogie, de rythm and blues et de musiques latines. Mais ce n'est que la guerre des sound system qui commence – la musique s'écoute alors presque exclusivement dans la rue, la radio n'étant pas développée sur l'île - , et il faut attendre 1959 pour que les premier 45 tours soient enregistrés. L'idée n'était tout simplement pas venue à Dodd que vendre des disques pourrait être rentable mais comme les meilleurs diffuseurs et producteurs de musique de l'île, sa capacité d'adaptation est sa principale force.

Il n'est pas seul ; Chris Blackwell, le futur grand producteur de Bob Marley, s’intéresse à cette musique qui transpire la sincérité et l’authentique. Le pinacle de la carrière de Dodd arrive en 1962, lorsqu'il décide de construire son mythique studio, le Jamaïca Recording Studio, et de créer le label Studio One. Le rythm and blues dépérit aux Etats Unis, et le besoin de crée une industrie musicale propre justifie l'entreprise de Dodd ; il recrute certains des meilleyurs musiciens au sein d'un même backing band, et devient le principal roduteur de l'île pour une décénnie. Le Guns of Navarone des Skatalites est l'un des premiers succès internationaux çà avoir un son résolument Jamaïcain. Les Gaylads suivent. Dodd auditionne et signe les Wailers, groupe vocal de ska avec Bob Marley. La concurrence frappe fort avec Toots and the Maytals...

The Paragons

Le rock steady, qui succède au ska, incorpore l'influence soul dans le reggae. Slim Smith, Alton Ellis, Phillys Dillon, Bob Andy, Desmond Dekker, Ken Boothe ou Delroy Wilson sont l'élite de cette scène qui nait en 1965 en Jamaïque. Ils enregistrent tous au Studio One sous la houlette de Coxsone Dodd. Les Paragons se forment au début des années 60. Quatuor à trois voix au sein duquel John Holt fait des prouesses vocales, ils vont rencontrer Dodd avec lequel ils enregistrent d'abord les singles à succès Love at Last et Good Luck and Goodbye. Ils prennent alors, sous l'impulsion du grand John Holt, la voie d'une approche plus roots que soul – ce qui les rapproche du reggae qui viendra après - pour devenir l'une des formations les plus populaires en Jamaïque et en Angleterre. On the Beach With The Paragons, paru en 1967, a tout de la bombe de séduction massive. Les influences de Detroit et l'invasion des Beatles donnent des ailes au petit groupe. Island in the Sun, Happy-go-Lucky Girl, Only a Smile et leur chanson la plus fameuse, The Tide is High (reprise plus tard par Blondie) sont rassemblés sur ce premier album. L'intelligence de ces chansons composées à plusieurs mains réside dans leur caractère entraînant, doux, romantique.

L’art des Paragons culmine peut-être sur l'album suivant, Riding High with the Paragons (1968). Unforgettable You voit la chanteuse Roslyn Sweet apporter un contrepoint féminin aux harmonies syncopées.

Après une douzaine de hits en Jamaïque, le groupe se rendit compte qu'ils seraient toujours dépendants de leur producteur, Coxsone Dodd. Les Jamaïcans, les Techniques, les Three Tops, les Melodians, les Sensations et les Ethiopians se firent tous rouler de la même façon, mais enregistrer pour studio One devait rester un privilège...

Voir aussi : Heptones, Ethiopians, Abyssinians

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...