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mardi 18 septembre 2012

Dinosaur Jr. - I Bet on Sky (2012)





Parution
septembre 2012
Label
PIAS
Genre
Rock alternatif
A écouter
Watch The Corners, Pierce the Morning Rain, What Was That
O
Qualités

Puissance, vulnérabilité, grâce : deux de ces adjectifs définissent le grunge, genre que Dinosaur Jr. a contribué à inventer dès le milieu des années 1980. Le troisième ne s’applique qu’à eux, et encore, seulement depuis qu’il ont fait ce geste passionné de recommencer à enregistrer ensemble après des années à ne plus vraiment se supporter. C’était en 2005, Dinosaur Jr passait alors pour un groupe reformé, capable certes de sortir un album, mais ensuite ? Aujourd’hui, aillant franchi le cap en enchaînant sur les 60 minutes brillantes de Farm en 2009, ils sont un groupe pareil à n’importe quel autre, engageant des tournées régulières et enregistrant des albums qui repoussent subtilement les frontières de ce qui définit leur son. La différence de taille, c’est qu’après 27 ans, et alors que les Rolling Stones étaient à ce stade de leur carrière entre deux albums oubliés, Steel Wheels et Voodoo Lounge, la musique de Dinosaur Jr est toujours viscérale et leur âme intacte. Ils ne cherchent pas à presser toute l’inspiration hors du fruit ni l’épuiser vainement, mais prennent le temps de construire des albums construits, intéressants, sensibles, cohérents.

Même s’il ne dépasse jamais vraiment les frontières de la formule établie il y a longtemps, I Bet On Sky, plus court et donc plus digeste que son prédécesseur, explore doucement de nouveaux tempos, de nouvelles textures, et s’écoute avec plaisir, ne serait-ce que pour sa dynamique. De longues ballades électriques à la mélancolie intense, ponctuées en fin de face (sur le vinyle) par les compositions plus urgentes de Lou Barlow bassiste au demeurant qui apporte, ni plus ni moins, sa touche ‘Sebadoh’ (un groupe qu’il a contribué à créer dans l’intervalle) pour changer épisodiquement le ton d’I Bet On Sky.

La voix sourde, nonchalante de J Mascis offre un contraste avec l'énergie coruscante de sa guitare, par le biais de laquelle il entre parfois en communication imaginaire avec ses héros, de Neil Young – pour s’en convaincre, écouter l’épique See It on Your Side qui sonne un peu comme un chanson de Zuma (1975) - à Kirk Hammett, virant presque systématiquement en un solo final chaque fois plus émotionnel et toujours différent. Groupe singulier qui, s’il enchaîne les numéros de guitare et les chansons à tiroirs, ne paraît jamais prétentieux, mais presque humble au contraire, se retrouvant naturellement là où il a toujours été.

La grâce de Dnosaur Jr est dans l’habileté de J. Mascis à écrire des mélodies et des textes qui s’adressent directement au cœur de son public, assurant à Dinosaur Jr. une jouvence prolongée, les rendant capables de conquérir un nouveau public en plus de satisfaire leurs fans anciens. Ceux qui ont aimé Green Mind (1991) et le tour plus doux que prit la musique du groupe au milieu des années 1990 vont en particulier apprécier I Bet On sky. Ce pourrait être une version réactualisée et moins unilatérale de

Entendre des claviers sur Don’t Pretend You didn’t Know, peut surprendre, mais c’est finalement l’une des choses les plus gratifiantes sur cette chanson assez répétitive qui se termine par une longue plainte d’overdrive là où Watch The Corners ou I Know It Oh So Well cherchent plus clairement à vous faire frissonner tout au long de leurs propres solos. Elle sont aussi façonnées avec plus de contrastes que le premier jet. Les franges mélodiques et ambiantes de Don’t Pretend You Didn't Know souligent directement le ton toujours émotionnel employé par J. Mascis, alors plus minimaliste dans son chant que jamais, puisque sa chanson tourne beaucoup autour d'un seul mot : waiting. What Was That prouve une nouvelle fois que si Mascis est plutôt passif comme chanteur, l'intensité du travail effectué sur les guitares, et la production, qui donne ici à certains coups de caisse claire le son du tonnerre, fait mieux que d'assoir le morceau. « Someone said i should see you». cette nature vulnérable est encore plus flagrante sur Almost Fare : «You tell me where to go, shall I meet you? I don't know". Les morceaux de Barlow ne trouvent pas immédiatement leur place, mais de toute façon pour le novice Dinosaur Jr peut apparaître comme un groupe en conflit avec lui même. Injecter deux doses de doute, avec abandon, ne peut qu'ajouter au charme de l'album. « Look what I’ve done, didn’t make the best of that one / I arrived feeling sure and ended up all insecure”

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