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jeudi 1 septembre 2011

Planet of the Apes - Quelques groupes heavy et malins

Quelques invités Devin Townsend sur son dernier disque, Deconstruction.

Steve Vai


Impossible d’évoquer Townsend sans rappeler que c’est ce sorcier de la six cordes qui a lancé sa carrière. Avec Joe Satriani, qui fut un temps son mentor, Vai définit la virtuosité guitaristique pour la les années 80. Etudiant, il retranscrivit plusieurs des partitions de Franck Zappa les plus techniques à la guitare, et fut invité par celui-ci à rejoindre son groupe. Il trouvera plus tard une place auprès de David Lee Roth, et après Eat ‘En and Smile (1986), gagnera rapidement la célébrité sur la foi de ses capacités instrumentales rares. Il est à l’origine de la guitare à sept cordes, à laquelle son partenariat avec la marque Ibanez permit de voir le jour. C’est au sein de son propre projet solo, VAI, qu’il recrutera Devin Townsend en tant que vocaliste. Vai a aussi été invité sur d’innombrables albums et sa carrière a gardé la même intensité dans les années 2000.

Meshuggah

Groupe suédois formé en 1985, combinant les tempos du math-rock et la brutalité du trash metal. Le groupe fut véritablement scellé avec Chaosphère (1998), un disque incroyablement dense. Plusieurs tournées se succèdèrent et leur habileté technique commença à être célébrée dans les magazines les plus en vue. Expérimentataurs très privés en studio, savants fous du métal en public, ils sortirent en 2002 Nothing, qui ajoutait des touches psychédéliques à leur son. Catch Thirty-Three (2005) sera encore plus ambitieux, se voulant un seul morceau de 47 minutes découpé en treize parties.

Opeth

Un autre groupe suédois né en 1990, qui ajouta des influences progressives et acoustiques à leur death metal. La durée moyenne de leur morceaux avoisine dix minutes. A la suite d’un second album ambiteux, Morningrise (1996), ils partirent en tournée avec Morbid Angel. My Arms, Your Hearse établit le groupe comme l’une des plus importantes forces du metal progressif avec de racines death. Ils désamorcèrent une escalade trop rapide – et la déchéance qui les guettait déjà – avec Damnation, un album se débarrassant des poncifs du metal pour se concentrer sur une écriture plus traditionelle et des instruments acoustiques. Ghost Reveries (un favori de Townsend) prouvera encore qu’il sont parmi ceux qui peuvent durer et inspirer.

The Dillinger Escape Plan

Un groupe américain audacieux, très intense et technique, mélange de punk hardcore et de tempos de jazz, metal savant, musique rigoureuse et structurée à l’extrême. Leurs performances frénétiques firent parler d’eux, et au cours des années à venir, la formation allait privilégier la scène comme lieu de gestation de leurs expériences studio. Malgré des changements de line-up incessants, ils sortirent Calculating Infinity (1999), leur premier album, qui indiquait des capacités techniques immenses. Mike Patton (Faith no More) les remarquera et les amènera en tournée avec lui, avant de participer à Irony is a Dead Scene (2002). Ire Works (2007) et Option Paralisys (2010) continue le travail d’Hercules de ce groupe hors du commun.

Cynic

Formé en 1987, ce groupe basé en Floride combine du death metal technique et du rock progressif, allant parfois jusqu’au jazz fusion. Après s’être dissous et reformés, ils feront finalement paraître Focus (1993), une pierre angulaire du trash progressif. Au-delà de leur talent technique, le groupe montrait aussi leur penchant pour l’improvisation et l’invention. Cynic est resté une formation énigmatique autour de laquelle Traced in Air (2008), dense et étrange, a suscité plus de questions que de réponses.

GWAR

C’est là que perçent certains idéaux de Townsend pour un métal plus potache et grotesque, quand il invite Oderus Unrungus de Gwar sur Deconstruction. La réponse trash à Spinal Tap, ce groupe gore, scatologique et pervers débuta comme l’expérimentation de jeunes étudiants en marketing. Il clamaient être des guerriers interplanétaires descendants d’aliens échoués en antarctique, venus sur terre pour soumettre la race humaine à l’esclavage sexuel. Se produisant en costumes étranges, ils s’établirent en parangons de la provocation, voyant certains de leurs concerts anulés. Scumdogs of the Universe (1990) est considéré comme l’un de leurs disques les plus divertissants. Beyond Hell (2006), un concept-album d’opéra rock racontant leur voyage en enfer.

Weird Al Yankovic

Le maître des parodistes musicaux est Californien. Après s’être fait la main pendant ses études, il enregistra une révérence à Another One Bites the Dust, Another One Rides the Bus, puis I Love Rocky Road , une satire de I Love Rock n’ Roll par Joan Jett & the Blackhearts. Son premier album éponyme paru en 1983, est le disque favori de Townsend, pour qui un artiste capable de désamorcer la morgue musicale avec autant de succès vaudra toujours tous les talents du monde. Yankovic tourna de nombreux clips et a enregistré quinze albums de boutades à l’actualité, de Michael Jackson (Bad devint Even Worse) à Lady Gaga.

Gojira

Originaires de Bayonne, le groupe mené par les frères Joe et Mario Duplantier passa de sensation locale pendant la première moitié de sa carrière, à phénomène capable de s’exporter hors des frotières françaises, grâce à ces deux énormes albums que sont From Mars To Sirius (2006) et The Way of All Flesh (2008). Leur habileté à questionner les problèmes environnementaux tout en s’imfluençant des plus techniques et des plus intenses des groupes, leur puissance scénique et la voix de leur chanteur en font une force de la nature, un cas à part de la scène française. Joe Duplantier chante sur le morceau Sumeria (Deconstruction).

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