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Trip Tips - Fanzine musical !

lundi 27 avril 2015

JIMBO MATHUS & THE TRI STATE COALITION - White Buffalo (2013)






Chronique extraite d'un futur article sur Jimbo Mathus. (Trip Tips 26)

OO
intense, varié
country, blues rock, rock n' roll

En choisissant les dix chansons qui constituent White Buffalo (2013), Mathus se comporte exactement comme le jeune homme qu'il fut, sur le point de se rendre pour la première fois au festival folk de Mountain View, dans le nord de l'Arkansas, un lieu réputé pour préserver l'héritage musical des Ozark Mountains. Pour info, le comté de Stone County est un 'dry county' – toute vente de boisson alcoolisée est interdite. Drôle d'endroit pour un festival, et les subtilités des lois locales devaient ajouter à l'ambiance si particulière du lieu. Une matriarche se souvient d'un 'petit garçon maigrelet qui s'est hissé sur une souche et a joué Fox on the Run (une chanson composée par le groupe anglais Manfred Mann en 1968 et reprise par le chanteur country Tom T Hall). L'année suivante, il revint avec beaucoup d'autres chansons.
De l’aveu de Jimbo Mathus, White Buffalo marquait un nouveau départ dans sa carrière déjà riche en sauts d'écureuil et grimpées le long des branches. C'est l'album qui a révélé Mathus à un plus large public à l'approche de la cinquantaine, et qui marque le début de sa collaboration avec Eric "Roscoe" Ambel, dont le rôle auprès des fougueux musiciens du Tri State Coalition ressemble à celui d'un rider en peine épreuve de rodéo. En proposant Eric Carlton aux claviers, il a nuancé un son jusque là dominé par la guitare télécaster.

Parfois, comme sur la chanson titre, c'est l'occasion de tout lâcher, en apparence ; mais on se rend compte que l'ensemble de l'album est ciselé et ne dure d'ailleurs pas plus longtemps qu'un disque des Stones ou des Beatles sorti en 1963. Tout l'art de Mathus est de quand même ménager des moments d'émotion et, presque, de recueillement puisqu'il tenait à ce qu'il y ait de nombreuses harmonies sur cet album. Tous les sentiments attrapés là, observations culturelles et mythologies inabouties, sont dépeintes avec la nervosité de phrases simples et de métaphores simplistes, comme cette assertions que cette femme 'aurait du être un diamant' sur Poor Lost Souls (à ne pas confondre avec la chanson du fabuleux James McMurtry). Cette métaphore reviendra dans Shine Like a Diamond, une merveilleuse chanson pop, l'année suivante. Mais c'est celle du jardin d'Eden sur In the Garden qui laisse plus dubitatif et qui force, dès le départ, à entrer dans le jeu de la facilité lyrique soulignée de bienveillance propre à Mathus. Il faut reconnaître que la légèreté et la candeur sont partout parfaitement dosées. 

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