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mercredi 17 août 2011

Bill Callahan - interview (extrait)

Traduction depuis The Rumpus.

http://therumpus.net/2011/04/the-rumpus-interview-with-bill-callahan/

Apocalypse, de Bill Callahan, est un album éparpillé aux proportions épiques, une célébration de la musique Américaine, en particulier de ce qu’il décrit comme « cette riche période dans les années 70 quand tous les styles convergeaient d’une belle façon ».

The Rumpus : Vous avez appelé Austin votre maison depuis un moment maintenant. Qu’est-ce qui vous a amené ici et pourquoi avez-vous décidé d’y rester ?

Ce que j’aime ici c’est que vous pouvez trouver les limites de la ville. Il y a certains endroits où elle cesse d’être et ça devient des miles de prairie. Je ne me souviens pas avoir jamais trouvé les limites d’autres villes. Elles se terminent généralement au bord de rivières ou d’océans ou se dissolvent lentement. Je ne peux pas croire que l’on arrive à la fin d’une rue et qu’il y ait une vache en train de mastiquer dans l’herbe.

C’est une bonne transition pour ma prochaine question, qui est à propos du troupeau dans le morceau d’introduction, Drover. Il y a beaucoup de troupeaux au Texas. Je suis plus précisément intrigué par votre phrase « My cattle bears it all away for me and everyone”. Parlez-moi de cette ligne, et de la signification du troupeau dans la chanson.

L’idée est surtout d’harnacher le pouvoir de l’esprit. Et une observation sur le conscient et l’inconscient né du fait que nous sommes des animaux un peu comme ceux des troupeaux. Ca parle aussi de l’expansion des cultures à l’Ouest, en corrélation avec ce qu’on appelle l’Enlightenment [Un terme utilisé pour décrire la culture intellectuelle des colonies Britanniques dans les Etats Unis des débuts. Influencée par la révolution scientifique du 17ème siècle, c’était la revendication de la liberté, de la démocratie, de la république et de la tolérance religieuse] et l’éclaircissement que représente la Déclaration d’Indépendance. La liberté créée quand les liens du colonialisme ont été brisés. C’était une apocalypse.

Quand avez-vous su que vous appelleriez l’album Apocalypse et pourquoi l’avez-vous fait ?

Je crois que le titre est arrivé vers la fin. Mais ça a été à la toute fin à cause des références à ce titre dans les paroles des chansons. Je voulais un titre qui tienne en un seul mot dont je voulais que s’en soit un marquant, le dernier des mots. L’album est une apocalypse, d’où le nom.

Dans One Fine Morning, vous chantez it’s all coming back to me now/My apocalypse. Qu’es-ce qui constitue votre Apocalypse et qu’est ce qui t’a amené à l’explorer avec ce disque ?

Dans Riding for the feeling, effectuer ce voyage pour le sentiment est une apocalypse. Ou plus largement, la genèse d’une idée est une apocalypse. Dans One Fine Morning, l’Apocalypse est le disque qui porte ce nom lui-même et c’est aussi la guerre de l’homme contre la nature. Les perceptions s’effondrent t-elles ou est-ce seulement la lumière qui se déplace quand le soleil bouge dans le ciel ? Je voulais faire un disque tourné vers l’intérieur, qui ne fasse qu’aller plus profondément vers l’intérieur d’une minute à l’autre. Mais le confronter, musicalement, aux grands espaces extérieurs, dans le style d’une musique de l’Ouest. Le musique de l’est des Etats Unis portent une attitude différente. Pour nous, l’attention n’est pas portée sur celui qui joue ; il est souvent assis, impassible. La musique est ce qui compte. Et en étant tourné vers l’extérieur ils deviennent universels – en retirant leur propre être de l’équation ils se projettent vers l’extérieur.

Dans Baby Breath vous dites “I am a helpless man, so help me.” D’ou vient cette chanson, comment s’est elle développe et que signifie t-elle pour vous ?

Il s’agit de toujours chercher une conclusion alternative à la mémoire. Ou une alternative aux machinations de la mémoire telles que nous les connaissons. Cette chanson, c’est en quelque sorte une série de fins alternatives.

Mon interprétation de Apocalypse le voix autant comme un hommage que comme une critique de l’Amérique. Etes-vous d’accord avec cette interprétation ?

Je ne crois pas être en position de critique quoi que ce soit. Je ne suis pas un critiqueur ou un critique. Je peux seulement décrire ce que je vois. Ou lancer les phrases. Apprécier ou ne pas apprécier. Le disque est à propos de la musique américaine mais aussi à propos de tout ce qu’il y a d’américain. Cette période riche dans les années 70 ou les styles convergeaient d’une façon intéressante. Les styles continuent de converger dans le présent, aussi, mais d’une façon plus clinique, moins plaisante. La musique d’aujourd’hui ressemble beaucoup à une visite chez le docteur. Quand vous remplissez le questionnaire à propos de votre passé et espérez qu’il ne vous mettront pas un doigt au fond des fesses. Mais si l’on retourne à quand les Osmonds faisaient un disque psychédélique ou soul mélangée à du funk mêlé de psychédélisme, c’était une expérience plus plaisante. Le Hip Hop a fait d’une pratique autrefois radicale, l’échantillonnage, la norme. Maintenant les groupes essaient de jouer comme s’ils étaient des échantillonneurs.

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