“…you can hear whatever you want to hear in it, in a way that’s personal to you.”

James Vincent MCMORROW

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jeudi 28 mai 2015

LOCAL NATIVES - Hummingbird (2013)




O
lyrique, intimiste, efficace
indie rock

La musique New Yorkaise passe toujours très bien l'atlantique, et c'est plus rare que des sensations telles que Other Lives nous enchantent depuis l'Oklahoma. Ce grand pôle concentre énormément de talents, musiciens du cru, ou bien aillant déménagé pour profiter d'une émulation, d'une vibration particulière. Pour New York, on peut penser à The National, au franc succès qu'à remporté ce groupe en France. Leur leader Aaron Dessner est l'un des parrains de la musique de Sharon Van Etten, qui aurait pu très bien figurer dans cet revue aux côtés d'Other Lives (si je ne lui avais pas consacré un article de 3 pages).

Sur leur deuxième album, trois ans après Gorilla Manor, le groupe développe un son mélancolique et mélodique basé sur les rythmiques inventives et très expressives de Matt Frazier. Le groupe, plutôt que de se contenter de perdre leur bassiste en 2011, se voit retrouver un cinquième membre en la personne de leur producteur Dessner, propriétaire d'un studio à Brooklyn. La présence de Dessner est partout dans cet album au son détaillé, où le travail vocal de Kelcey Ayer est spectaculaire, qui profite du moindre moment de nudité pour étirer une chanson de façon bouleversante. Il suffit d'écouter Three Months pour s'en convaincre. Il y a une interaction addictive, de l'ordre de la régénération perpétuelle, entre le chanteur et son groupe, une élévation palpable sur chaque falsetto. Le groupe ne cherche pas à contrôler chaque note, laisse échapper des imperfections qui font partie de l'émotion, si on les compare aux anglais de Wild Beasts par exemple. La musique des Local Natives n'apparaît jamais comme une thérapie de groupe, comme c'est le cas pour d'autres artistes d'indie folk mélancoliques, mais se jalonne de célébrations telles que Wooly Mammoth. Le son vaste, détaillé, profond, la consistance mélodique, presque pop, et la tension de ce disque en font presque oublier la subtilité lyrique. Des chansons plus rapides sont tendues vers le dénouement de Hummingbird, sa raison d'être, la chanson Colombia, adressée à la mère du chanteur, qui est décédée pendant la création de l'album. On pense alors à la démarche valeureuse de Ari Picker, chanteur de Lost in the Trees. La capacité de Local Natives à transformer l'émotion et l'intimité en panorama, à lui donner des tonalités élégiaques, qui ont lui fait marquer un grand pas vers les sommets de l'indie folk sur Hummingbird.

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