“…you can hear whatever you want to hear in it, in a way that’s personal to you.”

James Vincent MCMORROW

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dimanche 24 avril 2016

SCOTT NOLAN - Interview (2016)







copyright : MCE. An premier plan, Anthony Crawford.

Copyright : Jessi Chandler. De g.à Dr. : Scott Nolan, Will Kimbrough, Grayson Capps, Susana Lee Crawford, Anthony Crawford. 





Pour Scott Nolan, la musique est une façon d'apporter des éléments de son histoire personnelle pour impliquer humblement les gens alentour à un monde meilleur. Inspiré par l'engagement et la loyauté de son entourage, il s'investit par l'écriture et la musique, dans un partage social, courtois, dont cette interview sous le signe de l'amitié et du respect a été révélatrice.

Rejoignant en une journée et demie l'Alabama depuis le Canada, pour répondre à l'invitation d'Anthony Crawford (collaborateur de Neil Young, Dwight Yoakam...) il va enregistrer sous son égide cette magnifique collection de chansons, Silverhill, marquée par une aisance qui permet à la voix de Scott Nolan de vraiment briller.

Entouré de musiciens talentueux – Grayson Capps, Savana Lee Crawford, Will Kimbrough, Corky Hugues, le canadien de Winnipeg va capter en deux jours des chansons engageantes et émouvantes à propos de l’Amérique, cherchant à faire écho à l'expérience de ceux qui l'entourent. Il continue cependant de porter le regard enthousiaste et malicieux d'un étranger sur cette terre sud-américaine.

On imagine les musiciens buvant ce fameux cocktail d'Alabama à base de whisky de maïs, déjà décrit par Grayson Capps dans la chanson Coconut Moonshine (sur The Lost Cause Minstrels, son propre album de 2011). Une boisson suffisamment douce et exaltante pour apprécier à leur juste valeur le simple plaisir de jouer ensemble, comme une version plus actuelle de Tonight's The Night (Neil Young) ou des Basement Tapes (Bob Dylan). Des inspirations que l'on retrouve sur ses quatre autres albums à l'humanité hors du commun.


A qui devez-vous d'avoir pu réunir autour de cet album ? Dans quelle mesure êtes vous redevable de l'aide extérieure pour la beauté et la fluidité de Silverhill ?

Anthony Crawford est celui qui s'est investi sans compter dans l'enregistrement de cet album. A l'origine j'avais prévu d'effectuer le mixage chez moi, mais Anthony m'a demandé s'il pouvait le faire lui-même. Il a ajouté la pedal steel, le piano, une harmonie vocale et beaucoup plus encore, avant de finalement le mixer, et il est parvenu à préserver l'impression d'un live, pas trop produit. Pendant que nous enregistrions, Anthony a joué de la grosse caisse et une basse ukelelé tout en s'occupant de faire fonctionner la session. Il est célébré pour de nombreuses choses mais c'est aussi un excellent vocaliste, ainsi je souhaitais qu'il improvise et qu'il ajoute tout ce qu'il voulait. Au final j'adore tous ses overdubs.


Tous les musiciens sur Silverhill sont vraiment brillants, mais avec Anthony je partage cet album, et je pense qu'il n'aurait pas été possible sans ce soutien réciproque. Cet homme est un trésor de la musique américaine, cela me tient à cœur de le faire comprendre à tous. Nous vivons parmi des géants comme lui, et c'est crucial de réaliser leur présence pendant nos vies.



Comment avez rencontré Hayes Carll ? Quelle vision de la musique partagez vous ?

Hayes Carll et moi sommes devenus amis après qu'il ait enregistré ma chanson Bad Liver/Broken Heart. Cela m'a vraiment aidé à attirer l'attention aux États-Unis. Nous avions beaucoup d'amis communs et nous sommes rapidement devenus amis nous-mêmes. Je dirai cela de Carll, il est loyal, détendu et courtois. Il est facile de s'intégrer pour lui, car il possède un charme naturel, auquel la majorité des gens sont sensibles. J'ai rencontré sa famille, et tout s'explique ! Bien élevé, intelligent et humble. Crois-moi, l'industrie du disque a besoin de plus de gens comme lui. Plus récemment, nous avons écrit ensemble une chanson qui apparaît sur nos albums respectifs. Sur le sien [Lovers and Leavers, 2016] cette chanson s'appelle You Leave Alone, et sur le mien, c'est When You Leave This World.


Forever is a Long Time est très accrocheuse, avec des harmonies pop. Ces harmonies, présentes sur tout l'album, étaient t-elle difficiles à obtenir ?

La raison pour laquelle j'ai fait appel à Willie Sugarcapps, à la base, c'était pour leur habileté naturelle à harmoniser. C'est un vrai supergroupe, dans le sens ou le tout est meilleur que la somme de ses parties. Leur combinaison musicale a une patine intemporelle. Comme je l'ai dit plus tôt, Anthony a ajouté sa voix après coup, mais tous les autres ont chanté live avec moi, sans casque, ni répétition, ni démos. Des artistes donnant le plein potentiel de leur présence humaine, et pendant deux jours entiers, j'ai tout oublié du reste du monde, et j'ai juste apprécié cette communauté.
Willie Sugarcapps étaient si attentionnés quant à la façon dont ils abordaient ces chansons, que chacun de leur instincts s'est avéré bon. Ils n'avaient pas besoin d'être beaucoup pilotés, montraient la bonne sensibilité. Nous disposions de juste assez de temps pour enregistrer et je pense que c'est ce qui rend le résultat si spécial, et le mix d'Anthony fait ressortir cela.


Tu es attaché à l'univers de la prison, aux possibilités qu'il y a à trouver la rédemption, et à continuer en toutes circonstances de chercher un moyen de rendre le monde meilleur, est-ce une bonne définition de la liberté ? Les motivations intérieures d'un individu semblent accompagner son besoin de se rattacher à des lieux, à des paysages...


Mon enfance a été largement influencée par mon cousin Patrick Nolan. Comme le reste de ma famille, il a grandi pauvre et à la dure, et a fini par être incarcéré à vie à la prison de Folsom en Californie. Mon cousin a vu la lumière, et a changé de vie là-bas. Il a impulsé des programmes d'expression, et a été le premier homme dans l'histoire des prisons à accueillir des groupes de différentes couleurs de peau. J'ai été invité à la prison il y a deux ans, pour animer des ateliers d'écriture à sa mémoire. Il existe un documentaire canadien évoquant cette expérience, sous le titre de « Visiting Day ».

Patrick était un poète, il m'a encouragé à écrire depuis petit. Il était à mes côtés pour m'aider à m'en sortir tandis que je m'égarais dans les drogues, étant ado.


Quels sont tes prochains projets ?


Ces derniers temps, je me suis tenu à l'écart des concerts, la direction qu'on prise la radio et le music business n'est pas très intéressante. J'ai passé deux ans à travailler sur mon premier volume de poésie [Scott Nolan orthographie un lapsus, 'poverty', dans l'interview], à être tuteur d'enfants dans des écoles de Winnipeg et à travailler au sein du système carcéral pour animer des ateliers d'écriture de chansons. À 41 ans, je cherche un équilibre et un sens à ce que je fais. Je viens de produire un disque de Watermelon Slim, et c'est un sommet dans ma carrière que d'avoir la confiance d'un tel maître. Pour paraphraser mon ami et mentor Wendall Holmes, désormais disparu, « Quelle vie ! ».






http://www.scottnolan.ca/music.html


http://admiralbeanstudio.com/







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