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jeudi 16 janvier 2014

ANGEL OLSEN - Burn Your Fire For No Witness (2014)




OO
intimiste, frais
 rock alternatif


Elle a beau paraître très sure d’elle sur ce disque, Angel Olsen n’a rien forcé pour passer en deux ans de la discrète vocaliste derrière Bonnie Prince Billy à celle qui propulse désormais des chansons plus solides à la force de sa guitare électrique. Pourtant, c’est une remarquable apparition que de jaillir d’un disque aussi clair-obscur que Wolfroy Goes to Town (2011). On se dit qu’elle est là pour graviter autour de la lumière, sans jamais quitter les tristesses que projette Will Oldham.

Burn That Fire For No Witness un album naturel : elle a toujours préféré l’électricité et les lumières de la ville, où elle est arrivée pour poursuivre sa carrière : Chicago. Sharon Van Etten, également chez Jagjaguwar, a suivi un peu la même trajectoire vers New York.  Là, elle a rencontré le batteur Josh Jaeger qui n’a eu de cesse de peaufine on plan : travailler avec elle, l’introduire à un autre ami avec qui il formait déjà un tandem solide pour la composition. Les chansons se sont formées avant et après la tournée exténuante. On se demande toujours ce qui pousse des artistes comme Olsen à prendre la route plutôt que de travailler tranquillement sur leur prochain album. Pourquoi un album à la gestation aussi organique, qui appelle la joyeuse solitude d’une petite famille de musiciens, doit t-il être entrecoupé d’obligations promotionnelles ? Heureusement, Jaeger n’a même pas eu besoin de l’avoir toujours sous la main pour tracer les lignes franches de cet album avant de les soumettre à sa validation. Les fondations folk-rock tâtonnantes reproduisent l’intimité, jamais vraiment dévoilée, des chansons, leur esprit encore énigmatique, hésitant à libérer complètement les envies de légèreté et de vitalité. Celles qui se dissimulent dans toutes les vies tiraillées entre la culpabilité d’être heureux face à soi-même et la peine de devoir devenir de plus en plus public. Ce sont ses limites qui semblent donner l’impression qu’il est plus qu’un pas en avant pour Olsen, mais une œuvre à part, qui se suffit à elle-même. 

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