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lundi 6 janvier 2014

STEPHEN MALKMUS & THE JICKS - Wig Out At Jagbags (2014)




 O
entraînant, attachant
indie rock

Dans les trois premiers morceaux de leur nouveau disque, Stephen Malkmus déploie les trois pattes de son équilibre : non-sens global, gravité embusquée, et déconne, avec une musique articulée pour donner de petites révélations en toute évidence. Le sens mélodique inépuisable de Malmkus a encore produit le genre d'album soigné dont il est coutumier, battant la nostalgie tout en utilisant les mêmes recettes que les aïeux et fourmillant de plein de petits détails qui demandent d'y revenir encore et encore. Comme Brighten the Corners, on dirait bien que les membres du groupe ont pris leur place définitive, bien que Malkmus reste le vrai maître à bord – comme dans Pavement, tout compte fait. (Ca ne veut pas dire que les autres, Bob Nastanovich en tête, n'étaient pas utiles au son du groupe.) 

Mais alors que Brighten the Corners, le premier album de Pavement dont la conception plus démocratique n'a pas été dominée par Malkmus, avait été méticuleusement préparé, Wig Out at Jagbags a été présenté comme un disque facile à enregistrer, découlant naturellement de sessions fun qui ont eu lieu en Belgique. Le mythe du cool ouest-américain est mis à mal depuis que le chanteur-parolier a déménagé en Allemagne. Il se raccroche a son passé sans avoir vraiment l'air de vieillir : « I was so messed up/ You were drunk and high/ We grew up listening to the music from the best decade ever », susurre t-il sur Lariat. Malkmus a réussi en interview a rendre hommage aux « hipsters » qui constituaient à l'époque le public clairsemé de Pavement : avec une fraîcheur toujours démente et des paroles à la cohérence fluctuante, il va ravir ceux là. Tous ceux qui auraient aimé être ados dans les années 90. (Quelque part, il y aussi la sensation que les années 90 sont en train de perdre leur goût réellement novateur pour devenir de l'histoire...) La force mélodique ramassée autour d'une authentique guitare 90's, les cuivres de Chartjunk et les clips décalés et les noms des chansons - Cinnamon and Lesbians fait figure de double traitement, avec 'vidéo de groupe' pris au sens littéral - vont en séduire beaucoup d'autres. De quoi donner envie de remonter toute l'aventure de Malkmus depuis 25 ans et s'intéresser pour de bon à sa carrière 'solo'.

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