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jeudi 10 mars 2016

MATT ELLIOTT - The Calm Before... (2016)





OO
Onirique, intimiste, envoûtant
Electronica, folk


Dans la caresse éternelle que nous prodigue Matt Elliott, de sa voix grave et de sa guitare arabisante jouée avec la spiritualité d'un oud égyptien, sur des trames de piano sépulcral, de violoncelle guttural, de choeurs et de courants d'air, on n'attendait pas tant de lumière. Chez Elliott, qui combine Chopin, Leonard Cohen et Albeniz, c'est plutôt l'inverse de la joie qui est habituellement exprimé. Mais sa musique devient, de plus en plus, le résultat d'un large faisceau de réflexions allant toujours bien au-delà de ce qui est annoncé : ainsi The Broken Man, n'était pas seulement le portrait d'un homme brisé, mais une déconstruction émotionnelle évoquant la nécessité d'affronter ses démons, et The Calm Before... se déploie comme un rêve exigeant et enivrant, ou le motif de la tempête sourd mais n'éclate pas, au terme duquel, comme dans chaque album, il aura équilibré les pertes et les gains.



Sur The Feast of St Stephen, sa voix et sa guitare atteignent des profondeurs abyssales, et paradoxalement, capturent la lumière avec poésie. I Only Wanted t Give You Everything, dont le titre seul est un morceau de poésie comme Matt Elliott sait les fabriquer (Le meilleur, sur The Broken Man : If anyone tells me 'it's better to have love and lost than to never have loved at all' i will stab them in the face') culmine sur un mouvement qui va crescendo en intensité, décrivant le tourment d'un homme appelé à un sommeil paradoxal agité, dont on ne sait ce que, des sentiments givrés ou de la caresse d'une femme glacée, il peut préférer garder à son éveil. Sa musique, par la répétition, a un pouvoir révélateur que peu de musiques acoustiques ont la patience d’atteindre. The Allegory of the Cave et son électronique douce, est d'une pureté qui rappelle Cass McCombs sur Wit's End (2011). Le froid et le calme originels se rétablit à la fin... Comme celle de McCombs, la musique de Matt Elliott semble bâtie sur un émerveillement constant. Allégories, évocations de pouvoir et d'amour, sous son calme éthéré, The Calm Before est la quête d'une vérité et d'une réalité inédites. Du grand art !


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