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James Vincent MCMORROW

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samedi 19 mars 2016

LOU BOND - S./T. (1974)







OOO
Engagé, poignant, communicatif
Soul, folk, funk

Cet album peut vous prolonger dans une profonde mélancolie. La mélancolie est le moteur de l'écrivain et le ferment de la différence, de la liberté à laquelle aspire Lou Bond. Il chante cette liberté dès les premières secondes de son album, et partir de là, ne perdra aucune seconde dans ces sept chanson hors normes. « No more i loves yous that i could not return/no more laughing at the girl who nevers learns. » 


La production riche en cordes est de la richesse mélodramatique que l'on peut attendre d'une perle Stax, le label sur lequel fut signé Lou Bond, avant de disparaître faute, pour la maison de disques, d'avoir su vendre son mélange émotionnel redoutable de soul et de folk. On pense à Terry Callier, pourtant, et tous ceux qui vibrent au son de What Color is Love (1973) devraient trouver dans cet album un compagnon plus qu'attachant, comme les admirateurs de Gil Scott Heron. Dans cet album paru en 1974, sur Why Our Eyes Must Always Be Turned Backwards se ressent l'inspiration des plus grandes chansons de Heron (présentes sur Pieces of a Man ou Winter in America), dont elle a a la portée sociale et le groove funky. 

Mais c'est To The Establishment, qui donne à son disque son amplitude émotionnelle rare. «If i had my way, i'll put you all on the electric chair », assène t-il en guise de conclusion sans appel, avant de se lancer dans plus de cinq minutes de scat, tandis que les cordes semblent l'arracher à la simple rébellion pour le porter dans un domaine à lui seul, ou quoi qu'il arrive personne ne peut l'atteindre. Réutilisé par la suite par Outkast et The Prodigy, c'est un moment épique, à la sincérité presque épuisante, un contrepoint à l'atmosphère souvent (faussement?) sereine du reste de l'album. Encore un lien avec Gil Scott Heron, cette volonté de donner 'To give these children a happy home', en écho à Save the Children, l'une des chansons les plus douces du poète et chanteur New-Yorkais. 

Il a cette volonté de réparer les couples cabossés, la privation de tendresse et la précarité, un sentiment d'injustice impossible à retenir, et qui embrasse un forme d'écologie venue du fond cœur, qui pousse Bond à préconiser la chaise électrique pour ceux qui en sont la case. L'ambiance feutrée et la narration si évocatrice de That's the Way i've Always Heard it Should Be, avec cette émotion qui l'envahit de nouveau à la simple évocation de se marier. «My friends and collegues are all married now/They have their houses and their dogs.» chante t-il en l'appuyant, pour en faire ressortir la naïveté cocasse, d'un falsetto. C'est un disque réjouissant de distance et de sensibilité. 

Le livret de l'album est la belle histoire de la recherche de Lou Bond homme au multiples personnalités, qui a débouché sur la réédition de sa seule oeuvre musicale chez Light in the Attic. Élusif, difficile à cerner, c'est un homme un peu sorcier.





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