“…you can hear whatever you want to hear in it, in a way that’s personal to you.”

James Vincent MCMORROW

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samedi 26 janvier 2013

En Images : BRANDI CARLILE - Bear Creek (2012)



OO
communicatif/frais/soigné
country/folk-rock/pop
A peine entrée dans la trentaine, Brandi Carlile dégage une aura particulière. L’assurance de ses chansons, sa voix puissante ainsi qu’une attitude très chaleureuse à l’égard de son public, que son statut de star montante aurait pu mettre à mal, forcent l’admiration et l’amitié chez ceux qui la découvrent, cette amitié devrait-elle demeurer virtuelle. Lorsqu’elle écume les Etats-Unis en support de Bear Creek, elle voyage avec une traînée de fans dans ses bagages, incarnant littéralement l’estampillage d’ « artiste à suivre » qui lui fut adressé par Rolling Stone Magazine à la sortie de son premier album, plus inspiré par Jeff Buckley, en 2005. Les producteurs T-Bone Burnett et Rick Rudin ont depuis tous deux enregistré un album avec elle. Plus de 200 000 personnes ont levé le pouce en son honneur sur Facebook.

Beaucoup s’identifient à elle. Cela donne envie aux gens de s’attacher, quand on provient d’un coin perdu à 50 miles de Seattle, un endroit où l’on occupe sa jeunesse à déambuler dans les bois et à se donner des leçons de chant à soi-même. Quand on est de surcroit jeune, jolie, élégante – les jeans n’ont jamais été mieux portés que par Carlile, et elle en fera les frais, après publication d’une photo la montrant de dos en concert. A en juger par les commentaires, affectueux, on n’a pu détacher le regard de son ravissant derrière. En 2005, en portrait sur la pochette de son album éponyme, elle semblait incarner le fantasme de l’Amérique de Terence Malik, de la Ballade Sauvage et des Moissons du Ciel, faisant fondre les cœurs à tel point que certains craignaient qu’elle ne soit qu’une construction médiatique.

Dans ces conditions, cela semble presque superflu pour elle que d’enregistrer au studio de Bear Creek, ce lieu de ressource pour groupes et musiciens parmi les plus attachants aujourd’hui : les Fleet Foxes (en mettant de côté leur succès, il reste une bande de potes que tout le monde voudrait compter dans ses amis), les Walkmen, les Lumineers, les Foo Fighters, Les Savy Fav, Stephen Malkmus and the Jicks… Chacun de ces groupes a un je-ne-sais quoi chaleureux qui les rend indispensables, et qui se manifeste en grandes quantités chez Brandi Carlile. Elle semble de surcroît entretenir une touche de romantisme mature. Un EP paru en 2010 et dont les chansons tournaient autour du thème de la Saint Valentin. Elle ajoute à cette projection de romantisme, le sien, une forme directe et plus rustique qu’auparavant avec Bear Creek.

En bonne country matinée de pop-rock, la musique dégage une énergie scénique sensuelle, tour à tour tragique et goguenarde. Bear Creek est l’album d’une artiste et d’un groupe complètement à l’aise avec l’exercice du live, cela se ressent à leur façon à la fois décontractée et très efficace de sonner sur l’album. L’écoute de l’énergique Rise Again donne tout simplement envie de se précipiter à leur prochain concert. Au-delà de leur professionnalisme, l’originalité de la formation réside dans la présence des élégants jumeaux Tim et Phil Hanseroth, tous deux multi instrumentistes surdoués. Comme Carlile l’est avec sa voix. Prenez Raise Hell, une chanson qui n’est de bout en bout, jamais tendre : le ton est tout de suite féroce comme une chanson intimidante de Johnny Cash, et le refrain indompté. Et ce n’est qu’une nuance, qu’un style parmi tant d’autres. Des influences gospel et des chœurs discrets mais très effectifs font aussi mouche ça et là.

Brandi Carlile ayant fêté ses trente ans en 2011, il n’est pas surprenant que ses pensées l’aient conduite à réfléchir à sa place dans le monde et à ses envies, entre nostalgie et nouveau départ dans ses relations aux autres. On commence avec Hard Way Home, en souvenir du chemin difficile qu’elle a emprunté durant son adolescence, caractérisées par la solitude et la crainte de se tromper, de perdre son temps. « Oooh, follow my tracks / See all the times I should have turned back / Oooh, I wept alone / I know what it means to be on my own”. Save Part of Yourself est aussi frappante. « I remember you and me / Lost and young dumb and free / Unaware of years to come / Just a whisper in the dark / On the pavement in the park / You taught me how to love someone / Save part of yourself for me / Won’t you save part of yourself for me”. Tout l’album est emprunt de la même humilité. La chanson 100 est un point culminant de ce parcours qui épingle aussi la vanité juvénile, et révèle les fêlures et les doutes d’une jeune femme en apparence très assurée.







avec l'orchestre symphonique de Seattle
  

Sources des images

Le Facebook de Brandi Carlile

http://www.bearcreekstudio.com/


http://chickswithguitars.com/

http://www.saltlakemagazine.com/blog/2012/12/brandi-carlile-brings-some-holiday-spirit-to-the-state-room/

http://aftertheshow.wordpress.com/2012/05/30/brandi-carliles-new-album/



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