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mardi 22 janvier 2013

EILEN JEWEL - Queen of the Minor Key (2011)

 





OO
varié/vintage/nocturne
blues/country/rockabilly

« Je suis curieuse de savoir ce que les gens vont penser de la chanson Santa Fe. J’aime l’image qui y est dépeinte, de l’un de mes endroits préférés au monde. » Pas étonnant qu’il s’agisse d’un de ses endroits préférés : injectez-y un peu de nostalgie et la jeune Eilen Jewel y est comme chez elle. Ce sont les souvenirs de sa scolarité qui refont surface, les expériences à ses débuts de guitariste et de chanteuse, alors qu’elle jouait dans les marchés pour se faire un peu d’argent de poche. Puis elle commence à déménager, quittant le Nouveau-Mexique pour la Californie. Enfin, à 24 ans, elle gagne la Nouvelle-Angleterre afin d’établir à Boston sa carrière. « Santa Fe est une chanson à la fois obscure et lumineuse, c’est une chose que j’ai tendance à rechercher dans mon écriture. » 

Queen of The Minor Key est un album parfois bravache, qui se défend de ses blessures et de sa rudesse par son côté ludique, enjoué, et sa dérision. Il s’agit de chansons de minuit, à la violence cotonneuse, faites pour les longues marches nocturnes et les gueules de bois au whisky. 

La formule s’est lentement maturée au fil des années. Son groupe tient autant du rockabilly (contrebasse incluse), du blues, voire du rock n’ roll, que de la country, et Eilen Jewel n’est parfois pas loin d’avoir un bagout d’enfer – sur la chanson titre -  mais ailleurs elle nuance son style vocal tandis que le groupe, lui aussi, se glisse à pas de velours (noir) dans la veine de la ballade mélancolique. Et les guitares restent excitantes. Si les chansons vont et viennent avec abandon et simplicité, comme autant de bouffées d’énergie électrique étoffées par, entre autres, l’orgue de Tom West, I Remember You, Over Again ou Only One recueillent l’huile des briquets et laissent éprouver de la tendresse. 

Jewel allume une flamme pour Loretta Lynn, très grande dame de la country qui est plus souvent évoquée pour le tempérament de sa country que pour la qualité de ses chansons ; hors Jewel nous dit tout leur mérite. C’est à elle qu’elle se fie pour mêler d’excellentes histoires à l’écriture exigeante, sans cesse renouvelée, et une musique aussi charnelle, parfois rutilante. « Les chansons de Loretta ont une profondeur aussi bien qu’un grand sens du fun. » Eilen Jewel s’inspire de cette discipline qui fait que ses chansons dégagent sans effort apparent une magie trépidante. « Chaque chanson a son propre caractère, sa propre volonté individuelle. Je ne peux pas forcer la chanson à prendre une direction, pas plus qu’une mère ne peut forcer son enfant à prendre une certaine personnalité »
 


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