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dimanche 13 avril 2014

JIMBO MATHUS & THE TRI STATE COALITION - Dark Night Of The Soul (2014)






OO
élégant, attachant
rock


Découvrir Jimbo Mathus avec Dark Night of the Soul était impressionnant. Le musicien un peu vaudou figurant sur la pochette ne choisit pas de disparaître dans un nuage d'herbes et de présages, mais apparaît plus enclin à écrire des chansons (plus de 40 ont servi de base à l'album) personnelles que sa façon particulièrement intense de chanter rendent déchirantes. Il n'utilise là encore que peu de mots, mais les musiciens sont toujours plus justes et précis.
Peut-être est-ce le fait d'avoir travaillé avec Valerie June sur Pushing Against a Stone, mais Mathus devient plus percutant lorsqu'il prend le chemin d'une rédemption sur Writing Spider. En quelques minutes d'éblouissement, enfin seul avec ce dieu si cher aux américains, quand ils finissent par entrer dans l'âge adulte. « Certains disent que Jesus est la réponse. Que c'est Jesus qui peut vous libérer. Je ne vais pas affirmer ou infirmer. Il a pris la faute pour tout, même le pêché originel. J'ai pris la faute tellement de fois sur des problèmes que j'avais. Mais j'ai relativisé... Personne n'a demandé à naître, à se trouver là. Je ne fais que regarder cette araignée, tisser son histoire sur le mur. » Est-ce que ce sont vraiment les paroles de la chanson ? Ou le fruit d'une énième conversation que notre journaliste est allé attraper, en bon samaritain musical, pour donner des allures de pasteur à notre Huckleberry Finn, qui n'a jamais été très pressé de rejoindre la messe ?

Le classicisme rock et les grands thèmes sont invoqués à la façon vaudou, dans ce qui restera un sommet de la carrière de Mathus. Il faut revenir à la chanson titre, où la prise de voix sonne tellement juste et nuancée qu’on a à chaque fois l’impression que Mathus la chante de nouveau pour nous. Plusieurs de ces chansons sont d'ailleurs des premières prises, enregistrées comme de simples démos. La puissance épique de White Angel, le groove marécageux de Fire in the Canebrake ou la fureur de Burn the Ships, qui fait ressembler son groupe au Crazy Horse (la même lâche intensité) sont des moments qui ne s'oublient pas de sitôt. Et à aucun instant on ne perd de vue que l'action se situe dans le delta, nourricier en diable.    

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