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dimanche 2 décembre 2012

A quiet revolution (1) Winter By Lake - Stories From Birds and Horses (2011)


 


Label Travelling Music
Genre : Electro-acoustique
A écouter : Asleep, Grey Scale, Stories from Birds and Horses

Qualité : envoûtant,

Winter by Lake est le projet d’un unique parisien, Nicolas Cancel, co-fondateur du label Travelling Music.
 
Voici un album très homogène, entre intensité et retenue, dont on suspecte que les chansons entretiennent entre elles un lien qui pourrait expliquer cette phrase : « In the hood waiting for the wild bunch, dark beings asleep, a grey scale over the hill (let me think to myself) fairytales (are not made of) stories from birds and horses ». Les noms de toutes les chansons s’agrègent ainsi en une seule description. J’ai voulu voir en cet album un cycle. Ce n’est pourtant pas vraiment le cas, les chansons n’étant liées entre elles, selon leur auteur, que d’un point de vue musical. Faisant suite à un autre album sombre et mélancolique enregistré sous le nom de CancelN, Stories From Birds and Horses a été méticuleusement élaboré pendant trois ans.
 
Ici, en épine dorsale, une boite rythme. « Elle s'est imposée de fait, car si tout avait été comme dans ma tête, il y aurait de la vraie batterie, mais finalement j'ai utilisé ce que j'avais sous la main. Avoir des restrictions permet aussi de se dépasser. » Cette boîte à rythme est devenue un élément important du son de Winter by Lake, donnant à l’album un aspect plus feutré, peut-être plus froid, nous immergeant dans l’inconnu. Les guitares sont soigneusement enregistrées et les claviers et autres effets sonores atmosphériques sont dispensés avec une retenue rare par le jeune compositeur interprète, révélant des mélodies minimalistes, envoûtantes, parfois inquiétantes.
 
Les ‘histoires d’oiseaux et de chevaux’ sont la métaphore de l’innocence, que, même si elle sert d’appel, justement Nicolas Cancel rejette au profit d’êtres sombres, ancrant son album dans la réalité de destins aux formes dépouillées. Des silhouettes émergées d’un néant insupportable, pour se confronter à des univers oniriques et littéraires. Le principal combat de Nicolas Cancel est celui qui doit le faire exister au sein de ses chansons. « Cela été un combat pour chanter, de s'exposer comme cela et cela ne faisait pas partie de moi. Mais ensuite c'est venu naturellement. J'utilise aussi pas mal de doublage de voix, sans effet particulier. Mais en enregistrant plusieurs fois la même piste... Pour donner un peu plus de densité au chant. » « La principale mission a été de chanter et d'apprivoiser ma voix. Sur mon premier album sorti sous le nom de CancelN, c'est [LEmoine] qui chantait et qui est d'ailleurs l'autre fondateur de Travelling Music. »
 
C’est une musique à la mélancolie naturelle. « Il s’agit d'être entre deux mondes : l’un réel et l'autre au fond de l'inconscient. Un peu à la manière de mon auteur préféré Haruki Murakami. » C’est en choisissant de ressembler dans un même élan homogène deux directions contraires que se provoque un étrange envoûtement. Des influences ? « J'écoute surtout des albums pour puiser de l'énergie et me faire progresser. C'est un challenge constant de ne pas copier tout ce que j’écoute mais je pense que j'y arrive. » Parmi ces influences, on détache surtout le groupe Hood, Syd Matters ou Thom Yorke, le chanteur de Radiohead, avec son album solo The Eraser. Nicolas cite aussi Godspeed You ! Black Emperor (des parangons de la musique introspective) ou Pink Floyd. Un prochain album ? « Il va être différent, je pense, mais toujours sombre. Plus autobiographique aussi.» Ses meilleurs souvenirs avec Winter by Lake ? « La chronique dans Magic (la revue musicale française) et le concert acoustique privé devant mes amis pour la sortie de l'album. » Enfin, en termes de slogan pour une révolution musicale, Nicolas Cancel aura cette affirmation toute simple : « Chacun peut faire de l'art et qu'il ne faut pas se priver, bien au contraire !! ».

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