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James Vincent MCMORROW

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Trip Tips - Fanzine musical !

lundi 16 juillet 2012

Foxygen - Take the Children off Broadway (2012)








Parutionjuillet 2012
LabelJagjaguwar
GenreRock alternatif, Indie rock
A écouterMake it Know, Waitin 4 U, Why Did i Get Married ? 
°
Qualitésextravagant


Les jeunes californiens Jonathan Rado et Sam France font de la musique ensemble depuis quelques années, et sont passionnés d’instruments de musique et de chansons comme d’autres se fascinent pour les lignes de code et l'informatique ; c'est une affaire de conviction et de persévérance. Leurs tentatives prolifiques ont fini par donner un album surprenant, diffus et dense. Même un auditeur attentif pourrait prendre Take The Kids Off Broadway pour un disque oublié des années 70, par un groupe qui aurait tiré son coup dans l’indifférence générale, coincé entre quatre géants dont le dernier album leur ouvrait les portes du monde psychédélique qu'ils avaient snobbé jusqu'alors.
Ce n’est pas évident de saisir que le duo appartient à cette espèce DIY qui prend des éléments d’une époque donnée pour en faire une chanson, d’autres éléments d’une autre époque pour une autre chanson, projetant dans toutes les directions des idées, ignorant l’aspect narratif qui veut que l’histoire de la musique rock doive, à travers les morceaux de musique rock eux-mêmes, nous en raconter, une, d’histoire, justement. L’effet produit peut désorienter. Les quatre géants, en ouvrant les portes de leur monde psychédélique, n’ont pas pour autant désobéi à leurs formules bien établies, et ce sont ridiculisés dans l'épisode. Replacé dans son contexte, Foxygen triomphe à leur place.   
Le duo a deux avantages ; il sort son premier album largement distribué, ce qui crée un fort effet de surprise, pour ceux hors de leur sphère d’amis qui ne les connaissaient pas ; et ils arrivent à une période ou le besoin de se fait ressentirtant de passion et de plénitude. L’album multiplie les pistes, les sonorités, les voix, condensant les années 60, le glam-rock, et l’idiosyncrasie freak-folk de Beck dans un seul élan. Ce ne serait presque rien si les 7 chansons ne se développaient et n’évoluaient de façon aussi gracieuse – laissant transparaître un amour du geste qui les propulse dans une dimension idéale de plaisir partagé dans laquelle la musique devient un jeu poignant. L’accumulation se transforme en fertilité, en richesse lysergique, ce qui est le mieux prouvé avec la pièce centrale de 10 minutes, Teenage Alien Blues, pour laquelle Franck Zappa a été cité. Cette capacité à cristalliser quelques moments d’euphorie, en particulier les instants les plus intenses de la ballade Make It Known et le refrain de Waitin 4 U, qui évoque les Rolling Stones. Ruby Tuesday a couché avec les sonorités givrées de Their Satanic Majesties Request. On pense au choc provoqué par Girls en 2009 avec Album, et aussi à l’engouement provoqué par le rock psychédélique sincère de MGMT ou Ariel Pink.
Electric Sun Machine, Cat Food, Dog Food, Motor Oil, The Jurrassic Exxplosion Phillipic, et Ghettoplastikk Kill Art, ce sont le nom de tous les albums qui ne sont pas parvenus jusqu’à nous bien qu’ils aient existé dans l’histoire du duo et fassent désormais partie d’un répertoire modulable à souhait, réinventé et affirmé jusqu’à ce résultat. « Je suis le gardien des vibrations et le leader du culte, affirme Sam Frances. « Je suis le manager. Je suis le comptable. Je passe la plupart des coups de fil, annonce Jonathan Rado. » Ils veulent donc essayer de faire de Foxygen le travail de cadres californiens, et de passer à leur tour des contrats habillés en sweat à capuche. Mais ils n’ont pas brulé les étapes ; il y a eu la galère au Whisky a-Go-Go, un bar aujourd’hui plutôt nul de Los Angeles, et avant ça, le cursus scolaire. « La plupart de nos concerts étaient à l’école, se souvient Frances. Nous nous produisions en en classe, en s’amusant avec un mélodica et une guitare. Notre première influence a été le Brian Jonestown Massacre. Nous regardions Dig (le film sur la relation houleuse entre ce groupe collégial formé en 1990 et un autre, les Dandy Warhols) tous les jours. Nous aimions le fait qu’Anton [Newcombe] est capable de jouer de tout. Nous voulions jouer de tout. J’ai acheté un accordéon et un xylophone. Nous les apportions lors de nos concerts et réalisions qye nous ne pouvions pas vraiment les jouer. Mais ça fonctionnait tout de même. Nous avons essayé d’avoir un sitar pendant longtemps. » Si leur musique est parfois sur-écrite, c’est intentionnel ; avec des éléments tels que cuivres, chants choraux, nappes de synthétiseurs et claviers jazzy accompagnant la guitare, ils parviennent à installer un équilibre entre un certain classicisme rock et l’impression de mélange pop imprévisible, l’interpolation théâtrale pure et simple.

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