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jeudi 23 juin 2011

Trombone Shorty - biographie + Backatown (2010)




Voir aussi l'article sur la musique du Treme

Parutionavril 2010
LabelVerve forecast
GenreFunk, rock, Modern soul
A écouterHurricane Season, Backatown, Right to Complain, Where Y' At
/107.25
Qualitésgroovy, puissant, entraînant


Voir jouer Trombone Shorty fait venir à l’esprit des métaphores à propos d’ouragans ou de tornades, ce qui est plutôt déplacé concernant tout musicien originaire de la Nouvelle Orléans. Issu d’une famille qui compte un grand-père chanteur de rytm & blues très populaire – Jessie Hill – et un trompettiste de jazz - son frère James AndrewsTroy Andrews a fait ses armes de l’instrument qui lui donnera son surnom, et jouait déjà professionnellement à l’âge de cinq ans. A huit ans, un club du Treme prenait son nom en signe d’admiration. En 2010, il fait paraître Backatown, un mélange savant et puissant de tous les genres musicaux qui l’ont élevé. Funk, rock, hip-hop, soul et rythmes impossibles à méprendre ; nous sommes bien à la Nouvelle-Orléans. Nulle par ailleurs une telle fusion de genres ne semble possible.

Shorty a beau posséder « la combinaison la plus rare du talent, de l’habileté technique et de l’esprit maison », selon le trompettiste néo-orléanais Wynton Marsalis, il ne revendique pourtant pas l’héritage néo-Orléanais mais défriche sa propre voie : le « supafunrock ». « Une mixture de plein de choses et qui sonne ! ». Il a été recruté et inspiré par Lenny Kravitz, lui-même réputé pour sa capacité à embrasser différents styles musicaux , reggae, hard rock, psychédélisme aussi bien que soul. « Le fait d’avoir intégré son groupe et de d’avoir pu l’observer depuis l’intérieur m’a complètement ouvert l’esprit, d’abord musicalement et ensuite dans la manière d’approcher les différents types de musique. » Shorty semble avoir plaisir à confondre fusion et combustion, ses prestations scéniques étant des célébrations extravagantes où il va du trombone à la trompette, de la batterie aux claviers, sans négliger un registre vocal emprunté à Stevie Wonder. Outre des compositions denses et impressionnantes, Shorty est aussi capable de rendre hommage à ses héros musiciens en interprétant, sur scène, les classiques qui lui permettent de se mesurer sans en souffrir aux grands de la sphère la plus traditionnelle ; il jongle entre muscle et émotion, marie instruments acoustiques et électricité avec toujours une réflexion sur la façon d’aborder les différents registres et les humeurs qui les caractérisent.

Difficile de transformer l’incroyable énergie scénique de son groupe – Orleans Avenue (John Peebles, tellurique à la batterie, Mike Ballard à la basse) – en disque, enregistré dans les conditions du studio. Backatown (nommé d’après le nom donné au quartier du Treme par ses résidents) y parvient presque, laissant la passion faire oublier la production luxueuse. Shorty y privilégie les tours de force et le roulement des mécaniques – Hurricane Season, le morceau titre et son excellente mélodie, Suburbia et sa guitare hard – et s’essaie avec un succès relatif à la composition de chanson néo-soul (Something Beautiful). Right to Complain est encore plus convaincante et ses paroles non dénuées de sens : « Everybody says they want a change/but nobody does what it takes/To make it better ». Where Y’At est aussi une belle réussite – gumbos, guitare électrique et trombone toujours très mélodique. Les morceaux sont courts, s’attachant à un gimmick et à faire monter la tension en un temps record. Outre treize compositions originales, Shorty emprunte à Allen Toussaint son On Your Way Down, sur lequel la légende néo-orléanaise joue le piano par-dessus des « claps » hip-hop.

 

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