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James Vincent MCMORROW

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lundi 3 octobre 2016

CASS MC COMBS - Mangy Love (2016)





OOO
Doux-amer, engagé, spontané
Indie rock

Dans le clip audacieux pour Medusa's Outhouse, Cass McCombs médite sur l'envie de célébrité, même si pour cela il faut être temporairement acteur de porno. Mais ce genre de personnes ne sont finalement, n'ont pas une situation plus extérieure que celle du musicien enregistrant son album pour une minorité de gens. Le studio d'enregistrement serait ce lieu clos où on est aux petits soins, pour qu'e l'artiste se croie important. Mangy Love, paraît-il, est un album drôle, mais il fat toujours se méfier de ce genre de réflexion. Mc Combs sait qu'on rira probablement de ses blagues dans un endroit isolés des autres, et ménager de tels moments de cynisme et d'engagement, c'est vraiment la démarche de celui qui utilise les portes des toilettes comme moyen d'expression planétaire.

Tout cela, la l'humour et la politique, est sauvé par un fait ; Cass McCombs, 38 ans, est un snob littéral. Non, il ne laissera jamais les paroles de ses chansons de destinées à un support aussi idiot que la porte des toilettes ou les réseaux sociaux. En 8 albums, il a posé des bases, et si elles ne sont faites que pour une minorité de gens, ça ne les empêche pas de répondre à des critères d'un goût affirmé sans arriver jusqu’à l’écœurement. Cet album vous ouvre des portes non sur l'extérieur, mais vers l'intérieur, emploie ses envies de dérision, de 'fun' musical, voire de psychédélisme en énergies internes. On sera séduit par les sonorités surprenantes rencontrées en route, notamment les boites à rythmes sur In A Chinese Alley ou It, cordes très Laurel Canyon seventies sur la superbe Low Flying Bird, qui ne nuisent pas aux réussites de ses chansons auxquelles Cass McCombs parvient à insuffler sa spiritualité si particulière. It par exemple, profite de chœurs singulièrement mixés.

Ainsi, cet album est parsemé de sentiments étranges, inattendus. L'une de ces surprises est trouver des chansons – Opposite House ou Switch – qui sonnent comme Air, sur la B.O. de The Virgin Suicides ou Moon Safari. Le minimalisme propre au style de McCombs reste dans le fond, mais la forme, la production donne parfois envie de prendre les choses avec plus de légèreté,d e se laisser dérouter. Avec au fond de la tête, une envie de s'épanouir dans cette musique. Peu importe le goût amer, car Bum Bum Bum nous décrit un monde raciste et sauvage. C'est un album sanglant qui n'en a pas l'air. Il peu arriver qu'un frisson d'appréhension nous traverse. « Pour moi, il s'agit de créer une attitude révolutionnaire, créer un langage rythmique qui est cool. Et ce que je veux dire par cool, c'est plein de sang froid, détaché, glacé au bout des doigts. » Vous vous retrouvez seul avec le cocktail pas assez 'cool' que vous aviez prévu de partager avec votre nouvel(le) ami(e) ; un conseil, évitez les soirées arrosées et partez plutôt marcher au grand air, même si McCombs vous persuadera que la nature est aussi futile que la vie d'une anguille.

«Tout le monde fait ce qu'il sait faire. Au final, il s'agit juste pour les gens d'être eux mêmes. » Cette remarque concernant les vingt musiciens invités sur l'album pourrait vous retourner dans la figure, si pour une question de manque d'attention vous décidiez que cet album n'est pas assez prégnant. Le problème viendra de vous ; vous n'avez pas su y insuffler assez de vie.

Il s'agit de trouver, à chaque fois, une base solide sur laquelle ses textes vont s'épanouir – à ce compte là, Run Sister Run est canon, tandis que Rancid Girl joue à merveille sur plusieurs forces du songwriter – le côté macho qu'il sait si bien imiter, combiné à une réflexion plus sincère sur la société américaine (la chose qui l’intéresse vraiment) et un bon groove où les guitares prennent un intérêt capable de maintenir les choses 'fun'. Rancid Girl est menée dans une transe particulière, qui s'horrifie des effets de la méthamphétamine. I'm a Shoe, en fin d'album, renoue avec une foi dans la guitare comme instrument à la fois féérique et inquiétant, sourd d'une langueur qui ouvre le disque sur des territoires plus vastes où le désenchantement est enfin le sentiment capable de déteindre sur les choses alentour si vous êtes vidé à l'intérieur. En écoutant I'm a Shoe, au moins, nul besoin d'avoir une vie interne très active pour se laisser évoquer des histoires. Elles sont tragiques et redoutables à entendre, nous font trouver le lieu où flottent ceux s'étant laisser tenter par un peu trop de 'fun' sonore.     

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