“…you can hear whatever you want to hear in it, in a way that’s personal to you.”

James Vincent MCMORROW

Qualités de la musique

soigné (81) intense (77) groovy (71) Doux-amer (61) envoûtant (60) ludique (60) poignant (60) entraînant (55) original (53) élégant (50) communicatif (49) audacieux (48) lyrique (48) onirique (48) sombre (48) pénétrant (47) sensible (47) apaisé (46) lucide (44) attachant (43) hypnotique (43) vintage (43) engagé (38) Romantique (31) intemporel (31) Expérimental (30) frais (30) intimiste (30) orchestral (30) efficace (29) rugueux (29) spontané (29) contemplatif (26) fait main (26) varié (25) nocturne (24) extravagant (23) funky (23) puissant (22) sensuel (18) inquiétant (17) lourd (16) heureux (11) épique (11) Ambigu (10) culte (8) naturel (5)

Genres de musique

Trip Tips - Fanzine musical !

samedi 5 octobre 2013

DR. DOG - B-Room (2013)

 
 
O
communicatif, groovy, ludique
pop, indie rock
 
It's impossible for me to wrap my arms, at the time I am writing this, around the few legends who made the Philly sound, the authentic sound from Philadelphia. There was brass, a groove, and it was about Soul music. I don’t know if it has ever sounded like on B-Room (‘broom’ for sure means something  if it is used to clean the dust there was before).
 
After height years spent recording in the same studio, Dr Dog built a new room from the ground, and nothing else seems to be more important  : this album is made to eat the miles from this new start, unrestrained, of course, a collection of pop songs going in every way possible, finally for one taste to dominate, by a few distance : the American bitter Soul upon the sun of the Beatles. This is Dr Dog Vs. Mr Kite, a trampoline and a brass section in the spirit of indie rock. It makes you wanting to listen again, if you ever did, to the Beatles album remixed for the Cirque du Soleil, Love – from which a version of For the Benefit of Mr. Kite is taken, with a hyper-sugared chorus and the so-British lines “I went to London/Down to the dungeon”. 
 
It’s time to rehabilitate Dr Dog, in the category of the experimented  indie bands who have never really made it, and who, preserved from success , are free of inhibitions, of most of the artistic hesitations that make most of the well know bands unable to enjoy it the way it should. To start, which sane band would have believed that it’s enough to rebuilt a studio to make everything different, to start anew? Who could go around like the famous quatuor from Liverpool never existed, while stealing the heavy vocal harmonies from them… This to resemble, on Humble Passenger, a kind of spacecraft shaped like a hot dog. This album shows a band whose only motive is to stay true to his roots, and who, for our greatest pleasure, don’t really want to know what these roots are. 
 
Thinking of it, it’s not necessarily the sound itself that fascinates but the energy burned by the band to stay unpredictable, or at least to engage with the listener a track race and make enough illusions to amaze. A production full of textures and surprises, drawn with an out-of-the-time optimism, even if it also means that some of the energy is misspent (they gathered the Afrobeat geniuses of Antibalas to play on pop tracks !) Harmonies, shorts but crazy synth breaks and heart-rending guitar notes, are ready to step on the same level than the voice of the man who plays them, Scott McKicken, and of bassist Toby Leaman, great on the ballad Too Weak To Ramble and in the choruses of Broken Heart and Minding the Usher, which repeats ‘on and on and on’. We owe to Leaman to be half responsible for the rhythmic section, that reveals to be the true driving and inspirational force of the band, leading to freak outs and psychedelic material. While the fourteenth track goes by, we have to surrender to their enthusiasm.
 
Aproximately traduced by the author.
Impossible de remettre la main quand j’écris sur les quelques légendes qui ont fait le ‘Philly’ sound, l’authentique son de Philadelphie. Il y avait des cuivres, du groove, et il s’agissait de soul. Je ne sais pas si ça a jamais sonné comme sur B-Room ('broom', le balai en anglais, ici sans doute pour faire penser à un coup de balai). 
Après huit ans passés à enregistrer dans le même studio, Dr Dog en a construit un nouveau, et rien d’autre ne semble compter : cet album est voué à consommer ce nouveau départ, forcément débridé, une collection de chansons pop partant dans tous les sens avant de faire finalement dominer, mais de peu, la bitter soul américaine sur le soleil des Beatles. C’est Dr Dog versus Mister Kite, un trampoline pop et une section de cuivres dans un esprit de rock indépendant. Ca donne envie d’aller réécouter l’album des Beatles remixé pour le cirque du soleil, Love – dont est tirée une version de For the Benefit of Mister Kite. Une chanson porte le même nom, Love, la plus directe de B-Room, avec un refrain hyper sucré contenant les lignes « i went to London/Down to the Dongeon. »
 Il serait temps de réhabiliter Dr Dog, dans la catégorie des groupes indés expérimentés qui n’ont jamais vraiment percé, et qui préservés du succès sont aussi protégés de toute inhibition, de tout doute artistique. Quel groupe sensé aurait pu croire qu’en reconstruisant un studio tout allait être différent, que tout allait recommencer ? Qui pourrait se comporter comme si le célèbre quatuor de Liverpool n’avait jamais existé, tout en leur piquant l’idée des cœurs lourdingues... Cela pour ressembler, dans Humble Passenger, à un espèce de vaisseau spatial aux formes de hot-dog. L’album montre un groupe qui a comme seul motif de rester fidèle à ses racines et qui, pour notre plus grand bonheur, n’a pas envie de savoir quelles étaient vraiment les racines en question.
Avec le recul, ce n’est pas nécessairement le son lui-même qui fascine mais l’énergie que dépense le groupe pour rester imprévisible, ou du moins engager avec l’auditeur une course-poursuite et lui produire suffisamment d’illusions pour toujours surprendre.  Une production pleines de textures et de surprises, amenée avec un optimisme hors du temps, même si ça signifie aussi qu’une partie de l’énergie est gâchée (ils ont convoqué les génies Afrobeat d’Antibalas pour jouer sur des morceaux pop !) Des harmonies, des soli de claviers brefs mais déviants et des notes de guitare déchirantes, à la mesure de la voix de celui qui les joue, Scott McKicken et du bassiste Toby Leaman, brillant sur la balade écorchée Too Weak to Ramble et dans les refrains de Broken Heart et Minding the Usher, qui répète « on and on and on ». On doit aussi à Leaman d’être à moitié responsable d’une section rythmique basse batterie qui se révèle comme le véritable moteur d’inspiration du groupe, responsable devrais freak-outs, et générateur d’une impressionnante matière psychédélique. Au cours du quatorzième morceau, on doit reconnaître que leur enthousiasme les a encore remis en selle.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...