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James Vincent MCMORROW

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Trip Tips - Fanzine musical !

lundi 12 novembre 2012

Half Asleep - Subtitles for the Silent Versions (2011)





Label : We Are Unique ! records
http://www.uniquerecords.org/
Genre : Folk,
Mes préférées : Mars, The Grass Divides Wth a Comb, The Bell, For God's Sake
 





Une superbe soirée pour les dix ans du label We are Unique Records, m’ont révélé cette artiste belge à l’univers singulier et envoûtant. En concert, la confiance en elle de Valérie Leclercq m’a frappé ; comment elle parvenait à traverser au travers des différentes enveloppes que contiennent ses chansons. Car les interpréter n’est pas un exercice qui fait aller d’un point A à un point B, mais bien celui qui la fait prendre quantité de directions parfois ardues dont la somme produit un tableau noir et saisissant.  Subtiles for the Silent Versions est long (une heure), plein de nervures, de branches dénudées par la froidure. Valérie Leclercq a travaillé sans se presser pendant cinq ans sur ce troisième album minutieux, finalement enregistré avec l’aide et le support  d’amis et de l’équipe du label toulousain We are Unique ! Records.  « Il y a des fois où je suis trop heureuse pour penser à m’enfermer chez moi avec mes instruments », avance Valérie pour expliquer le temps écoulé depuis son dernier album.
On évoque l’acid folk de Comus aussi bien que Nico pour décrire les méandres envoûtants de ces chansons souvent interprétées au piano, ou sinon à la guitare, avec une confiance qui fait de l’accent anglais pour le moins européen de Valérie une singularité, de la façon dont elle prononce les mots une force. Ses doigts semblent porter une inspiration qui dégivre lentement et laisser l’instrument saisi, s’échangeant souvent contre des voix chorales – notamment celle de sa sœur Oriane et de son ami musicien Jullian Angel – et des instruments à vent : clarinette, trompette, trombone ou flute. Ce que la musicienne aimerait, c’est se perfectionner à la clarinette et jouer un jour de la clarinette basse, son instrument favori.
 Avec un titre tel que celui-ci, Subtiles..., pas étonnant que les textes prennent une telle prépondérance. Les narrations complexes de The Fith Stage of Sleep, For God’s Sake Let Them Go ! ou de The Grass Divides As With a Comb illustrent  la construction par paliers de l’album, sa répartition en plusieurs niveaux de perception dans lesquelles un différent jeu est joué. For God's Sake... se démarque par une deuxième partie plus intense qu’à l’accoutumée, chantée avec urgence, dont voici un bref extrait : « our muscles to quiver/Our hearts topound louder in our ears/we run in all right and wrong directions.” The Bell décrit un monde clos et dur. Mars ne contient que quelques mots d’une violence avérée. La fascination de Valérie pour les poétesses anglo-saxonnes (elle a lu par exemple l’autobiographie d’Anne Carson) l’a amenée à emprunter quelques vers à Emily Dickinson   
« Je pense être particulièrement fière du « tronçon du milieu » du disque, de cet enchaînement entre les chansons « Mars », « The Grass Divides as with a Comb » et « Sea of Roofs ». Ces titres sont l’apparition de l’étrange et ils annoncent déjà le prochain disque, ce vers quoi je veux aller. Ceci dit, je crois que « the grass » aura toujours une place particulière dans mon imaginaire auto-musical… C’est le titre parfait, dans le sens où il contient toutes mes aspirations du moment : la menace, la complexité mélodique, le polymorphisme de structure, l’instrumentation riche, l’explosion rapide et le chœur de voix humaines. Oui, je suis très très fière de ce titre. Je pourrais en faire une carte de visite. »
 
"Le monde de la musique est essentiellement un monde de camaraderies masculines, duquel il est facile de se sentir exclue. Entre les techniciens du son, les musiciens, les chroniqueurs, les passionnés, les historiens du « rock » (au sens large), - tous des mecs – il y a beaucoup de clins d’œil qui s’échangent, beaucoup de l’histoire des grands génies qui s’écrit, pendant que les femmes, en périphérie, continuent à être louées pour leur sensualité, leur sensibilité, leurs talents vocaux, ou leur beauté. Et pas pour les mondes qu’elles créent, ni pour leur vision, leur savoir-faire, leur intelligence (y compris émotionnelle). Si Pj Harvey est une des seules références qui vient à l’esprit des chroniqueurs depuis 15 ans à l’écoute d’à peu près n’importe quelle nouvelle artiste féminine, c’est parce qu’elle est une des seules à qui l’on a octroyé cette individualité, cette vision, cette intelligence autonome. Toutes les autres flottent dans l’histoire, non arrimées. »
Les extraits d'inerview proviennent de Cutureaupoing

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