“…you can hear whatever you want to hear in it, in a way that’s personal to you.”

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dimanche 23 août 2015

SPEEDY ORTIZ - Foil Deer (2015)




oo

puissant, audacieux
rock alternatif, grunge


Chez Speedy Ortiz, un refrain vertigineux évolue comme les expérimentations pop de Saint Vincent (Dot X, Swell Content…). Il y a quelque chose de novateur, d’arty, de New Yorkais dans cet album. 
Ils ont eau être du Massachussetts, ce serait la bande son de Mitchell Zukor descendant dans son Psycho Canoé les rues de la ville immergée suite à l’ouragan*. Dot X est une chanson sophistiquée, le rock à chausses trappes et jeux de mots de Pavement transformé par l’effet Sadie Dupuis, cette chanteuse relativement expérimentée dans un groupe dont c’est seulement le second disque. Elle sait très bien transformer un groupe apparemment porté sur les meilleures moutures des années 90 en rock de demain, combinant des paroles dignes de Sinead O’connor, et des riffs tortueux pour marquer son territoire. Positivement féministe, pour tous ces moments d’extase qui nous rappellent combien c’est mieux d’être la chanteuse d’un groupe de rock, sur le plan la confiance en soi, plutôt qu’autre chose. La cohésion de l’ensemble est remarquable, quand on parle d’un groupe qui dérive une partie de son esthétique de Wowee Zowee (1995). Serpentant, discordant, parfois lourd, et intimidant sur certains refrains, il reste toujours absolument maîtrisé, sans doute ce que les instruments d’u quatuor peuvent faire de plus précis en termes de marasme émotionnel. Les mots ressortent mieux que, selon Dupuis, chez ‘tous ces groupes utilisant de la réverb pour couvrir leur voix’. Dans l’ensemble, Sadie Dupuis se donne simplement les moyens de sa complexité pressentie dans le précédent et remarqué Major Arcana.


J’avais noté pour ce dernier :

Les paroles viennent de l'association de mots en désordre qui sonnent bien. Une confusion complaisante qui se reflète dans ce qu'elles racontent : ces relations d'université qui traînent comme sur un accord tacite, ces ex qui continuent de vous jeter des regards durs, à se raccrocher à des sentiments fugueurs, qui d'une phrase à l'autre suscite la détestation comme la complicité. Cette façon de prolonger l'âge des premières frustrations est la meilleure façon de ne pas le remplacer par une vie d'adulte moins ambigüe.



*dans le roman de Nathaniel Rich "Paris sur l'avenir" (27 août 2015).

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