“…you can hear whatever you want to hear in it, in a way that’s personal to you.”

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samedi 19 mars 2016

WINTERSLEEP - The Great Detachment (2016)





O
Efficace, entraînant, 
Indie rock, rock 



Wintersleep est, en raison de leur identité immédiatement reconnaissable, d'un charisme toujours sous évalué, de leur nervosité vitale et d'un chanteur attachant, l'un des groupes indie-rock dont Trip Tips a le plus de plaisir à avoir des nouvelles. C'est comme de retrouver de vieux amis, qui depuis 2007 et Welcome the The Night Sky, n'en finissent pas de s'émanciper. Après deux bons albums, l'ample New Inheritors (2010) et le plus électro Hello Hum (2012), produit par Dave Fridmann (MGMT, Flaming Lips, Mercury Rev), ils reviennent avec un album fait pour séduire. 

Amerika, la première chanson qui propulse leur nouvel comme un Coldplay plus rock, atteint semble t-il un niveau de succès sans précédent. Ce n'est que satisfaction de l'entendre démarrer par une rafale de caisse claire si typique du groupe, non sans rappeler aussi les premières secondes du Loveless de My Bloody Valentine. Le shoegaze est une esthétique musicale à laquelle ce groupe répond, comme à la simple envie de rendre leurs chansons le indie rock le plus galvanisantes possible.

On peut ne pas en apprécier toutes les méthodes pour arriver à cet objectif, mais cela n'empêche pas les chansons d'être racées et intéressantes. Par exemple, le vocoder sur Santa Fe, qui rappelle la BO de Drive. La bonne foi de Paul Murphy n'est pas mise en doute, mais c'est la tendance de leur producteur à rapprocher leur son de l'idée que le grand public se fait d'un 'album rock' qui constitue leur aspect un peu navrant. Cependant, ils ont de belles chansons, capables d'envoûter : More Than, Shadowless, Love Lies... D'autres impressionnent par la conviction palpable que Paul Murphy, en particulier, met à en faire des déclarations d'intention (Territory). Ils nous enjoint à ne pas être « le territoire de quiconque », ne pas nous rendre manipulables. 

Le groupe est efficace sans s'exalter, le batteur se démarquant quelles que soient les circonstances. Que serait Love Lies sans ses rafales de caisse claire, à nouveau ? More Than brille même sans l'explosion tellurique sur le pont, par l'impression d'un groupe focalisé, réuni autour d'un hymne l'amour : « I love you more,more than i said, more than i felt before ». Des mélodies musclées soutiennent l'album sans temps mort. La longévité du groupe tient à un équilibre que l'on ressent sur The Great Detachment. 

lundi 29 octobre 2012

Wintersleep - Hello Hum (2012)




Parution : juillet 2012
Label : Roll Call
Genre : Indie rock
A écouter : In Came the Flood, Rapture

O
Qualités : soigné, attachant

Wintersleep est un groupe chez lequel il y a beaucoup à aimer : leur façon de construire des albums dont les chansons gagnent en se combinant entre elles une dimension fascinante, leur talent pur mélanger une musique rythmée et kaléidoscopique avec  des textes inquiétants  et la voix traînante de Paul Murphy. Pour donner une idée du son, Dave Fridmann est à la production, qui a travaillé avec MGMT ou les Flaming Lips, ainsi que Tony Doogan, que l’on a vu aux côtés de Belle and Sebastian ou Mogwai. La grande intelligence et la nervosité dans lesquelles sont façonnés les trois premiers morceaux de Hello Hum, et notamment cette chanson titre immédiate autant qu’étonnante, comme hors-champ, auraient pu tourner court si Wintersleep n’avait pas enfoncé le clou avec Rescucitate. Rescucitate nous dépose juste là où les percussions étonnantes  et les sonorités matinées de sons électroniques nous ont propulsé ; entre séduction des chorus et atmosphères glacées. Le ton dans lequel Wintersleep se plaît le mieux  s’installe définitivement : intime autant que détaché, inquiétant. «You steal my heart/You shot me dead/My murderer/Under my parents bed.”
Permanent Sigh et Saving Song brisent un peu le flot d’énergie qui traversait le premier carré de l’album, mais ‘un est une mini suite au final grandiose tandis que l’autre est emprunte d’une beauté à travers laquelle l’espoir a bien du mal à percer. « Oh my darling, you never told me, If i come home bloody, Will you still want me? Do you still want me?” Les énergies vont et viennent dans l’album, qui gagne en mystère ce qu’il perd en séduction immédiate vers la fin.

dimanche 2 août 2009

Wintersleep - Welcome To The Night Sky (2007)






Oblivion by Wintersleep on Grooveshark


Parution : 2 octobre 2007
Label : Saddle Creek
Genre : Rock alternatif, Indie rock
A écouter : Weighty Ghost, Miasmal Smoke and the Yellow Belled Freaks

O
Qualités : entraînant

Welcome to The Night Sky vit au rythme des ambiances et des humeurs du groupe canadien, simple et direct. Parfois abrupt, au point de ressembler à une production Touch and Go (Shellac…), comme lors du magistral Murderer, l’album est généralement enjoué, et fait penser à du R.E.M. des débuts, surtout en son milieu, avec le couplet central Astronaut/Oblivion. On est loin de la folie de Pavement même de Guided by Voices, mais ce qu’il perd à ce niveau le disque le gagne en souffle et en bravoure premier degré, jusqu’à ce final post-rock, Miasmal Smoke and the Yellow Belled Freaks. Un autre sommet de Welcome to The Night Sky est cette pièce soulignée d’orgue électrique et aux airs pastoraux et au chant choral, Weighty Ghost.

Wintersleep ne seraient pas si bons sans leur batteur. On le devine, il participe beaucoup à l’énergie qui se dégage du disque. Drunk on Aluminium ou Search Party sont deux exemples de cet accomplissement.


 
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