“…you can hear whatever you want to hear in it, in a way that’s personal to you.”
James Vincent MCMORROW
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dimanche 6 novembre 2016
HOPE SANDOVAL & THE WARM INVENTIONS - Until The Hunter (2016)
OO
romantique, onirique
Country soul, atmosphérique, dream pop
Hope Sandoval, 50 ans, nous procure encore une expérience sensorielle unique et nécessaire avec Until the Hunter, qui parle de ce que le temps nous prend, de ce qu'il offre en échange, dans une approche contemplative et une candeur plutôt tragique. C'est une œuvre où la présence sauvage est palpable, l'ensemble des affections de Sandoval sonnant encore positivement comme au sein d'une nature capable de nous subjuguer. D'ailleurs, je conseille d'écouter ce disque en déambulant dans la campagne, ou en bord de mer...
Le côté mutique, liturgique, et homogène de Bavarian Fruit Bread (2001) s'est atténué, le rythme lancinant auquel vont les chansons n'a pas changé. Sandoval a la bonne idée de se faire seconder par Marie Sioux sur plusieurs d'entre elles.
Until the Hunter s'installe avec une chanson vraiment différente de ce à quoi nous sommes habitués, Into the Trees, qui démarre comme Shine on You Crazy Diamond de Pink Floyd et se révèle une plongée atmosphérique de 9 minutes dans un puits de tendresse un peu effrayant, nous emportant vers un inconnu enivrant. C'est une pièce progressive, cousine de Lose Me On the Way, à la fin de Bavarian Fruit Bread. La même batterie étouffée, jouée avec des maillets.
Par la suite, les influences country ou blues ou folk sont d'une subtilité renversante, les échos utilisés à bon escient. Sandoval a t-elle chanté une chanson country soul plus renversante que The Peasant par le passé ? A Wonderful Seed est le réceptacle d'un lyrisme singulier. L'album est méticuleusement construit, fascinant dans ses méandres qui conduisent à un dénouement exalté. On recherche des traces de l'affirmation de Sandoval comme une femme aux histoires vécues, plutôt qu'aux illusion perdues. Mais c'est sans compter sur une personnalité qui s'est toujours distinguée par un regard mélancolique et une attitude fuyante.
Même les chansons dépouillées gardent leurs effets de style leurs délicieuses distinctions avec le glokenspiel comme fil conducteur. I Took A Slip est sans doute la plus fascinante et représentative d'un album qui déploie à bon escient une énergie qui nous interdit de les qualifier d'endive molle. Elle utilise cette force d'évocation pour suggérer de nous guider dans des temps, dans des lieux de rêves, c'est à dire plus accessibles et familiers que nous ne l'aurions pensé, d'abord, pour nous en détacher. Le spectre de lumière froide que Sandoval projette sur ses chansons leur donne pourtant une fraîcheur inattendue.
The Salt of the Sea et Liquid Lady opèrent dans un genre de pop seventies plus ouvertement séductrice qui les rapproche de Widowspeak, un groupe largement inspiré par eux.
On a toujours préféré les chansons des Warm Inventions avec un groove, l'entendant jouer une sorte de soul lancinante. C'était le cas dès Around my Smile, sur Bavarian Fruit Bread. L'artiste s'y révèle dans une assise spectaculaire, intemporelle, crée un monde dans lequel on veut dès lors rester. Il est encore question de groove sur Until the Hunter. «C'était un honneur total de chanter sur ce beau groove de soul hypnotique avec des pointures comme Hope, Colm 'O Ciosog, batteur) et les autres musiciens impeccables. Répondre à l'appel de Hope dans la chanson, qui réclame de la 'laisser y parvenir' donnait un sentiment de vérité qui me donnait des frissons tandis que je chantais, même si je savais qu'ils y sont déjà arrivés, là, bien avant que je n'y mette les pieds » raconte Kurt Vile de l'enregistrement de la chanson qui a en premier exposé l'album au public, Let Me Get There.
Les contemplation prend ici la forme d'un duo qui paraît bien ses sept minutes 30 secondes, mais réserve des raisons de sourire. Kurt Vile sait se rendre amusant, par exemple en répondant d'un petit 'oh !' de plaisir quand Sandoval remarque : Everybody here knows you're the fine one ou en prenant ostensiblement cette chanson traînante pour ce qu'elle est, en chantonnant la mélodie d'un ton goguenard et bluffeur avant la fin du morceau. Il y a tant de petites joies en prendre en compte dans cet album (le violoncelle sur The Hiking Song...), dont la tristesse est atténuée par une distance mystique, quasi médiévale par moments.
samedi 16 juillet 2016
MARISSA NADLER - July (2014)
oo
élégant, hypnotique, contemplatif
Folk, pop alternative, americana
Quand les murs tombent, cela apporte au lieu d’amenuiser ses forces, cela lui permet de voir plus loin. Incapable de rester sans inactive, Marissa Nadler se nourrit désormais des transformations incessantes d'un climat que l'on croyait éternel et qui s'est mué en force ennemie, aspirant nos souvenirs, et précipitant notre isolement, que ce soit en déclenchant les guerres, comme le chaleur syrienne, ou en faisant disparaître des maisons et des quartiers entiers dans les inondations. Elle a toujours semblé vouloir rester à faire le ménage de son entité en conjurant le vide, la poussière, les mots. Mais cette entité, ce vide, ont évolué vers plus de spécificité, de précision, décrivant un monde de plus en plus conscient, dont les manifestations à l’encontre des hommes se multiplient. Le monde d'enregistrement de ses chansons s'est enrichi, elle s'est mise à faire des démos, et cela se traduit par la présence de plus en plus grande d'harmonies vocales.
« J'ai préparé chaque chanson sur Garage Band, puis en créant les harmonies sur une piste séparée. J'ai écrit les mélodies avec les harmonies en tête. Quand je suis arrivée en studio, chaque harmonie était déjà écrite, ainsi que toutes les idées pour les parties vocales. L’instrumentation s'est faite de ce que Randall Dunn a apporté de son côté, avec une facilité géniale. » Après July, elle savait déjà qu'elle confectionnerait le prochain album avec ce même producteur, présageant d'une longue relation avec celui qui sut si bien comprendre comment sa musique était liée aux atmosphères amples du black metal.
Les atmosphères austères et enveloppantes de July sont aussi concrètes que la relation des groupes drone comme Sunn O))) avec leur équipement. La buée s'échappant de cette musique pourrait aussi bien être le chaleur des enfers, et on peut clairement imaginer les changements d'état de l'eau à son contact, les troncs vibrer et les feuilles frémir sur les arbres et tomber jusqu’à ce qu'il n'en reste plus une seule. D'ailleurs les goût de Nadler pour les harmonies vocales s'est combiné aux ambiances du groupe black metal Xasthur en 2010. La musique metal contemporaine recherche des atmosphères très sophistiquées. Finalement, les harmonies soigneusement détaillées, sont, mieux encore que les arrangements, ce qui démarque les chansons de Nadler et forge leur esprit.
«Mes fans les plus loyaux ont toujours été des hommes d'un certain âge qui jouent en finger picking et des fanatiques du songwriting. J'ai aussi maintenant, une légion de fans de black metal suite à ma collaboration avec Xasthur. J'aimerais qu'il y ait plus de dames à mes concerts... » July est l’album qui devrait lui apporter, dans le temps, son public le plus varié, plus jeune et féminin. Les histoires de cet album donnent l'impression qu'elle apporte des conseils ou des mises en garde à une personne plus jeune. Le cap de la trentaine joue son rôle. Ce n'est plus seulement le jeu de se perdre dans un autre lieu et un autre temps, comme dans les premières chansons, à 23 ans : "I once was young and I once was strong." Il y a transmission.
Il y a cette volonté d'identification, d'empathie, une générosité renouvelée pour la nouvelle génération. Ce n'est plus seulement sa musique nous ouvrant les bras dans un envoûtement ininterrompu, ce qui avait attiré ses premiers fans. Ce n'est plus seulement pour faire passer la nuit aux insomniaques, mais pour être utilisé en plein jour. Elle tend à aller vers plus de réalisme, d’éléments pour ceux et surtout celles cherchant à ne plus se laisser abuser. Sur Holiday In : "You have a girl in every state/ I know I'm in the way."
Ce qui rend ses chansons puissantes, c'est les possibilités, ce qu'elle laissent entrevoir. Elle se tient en gardienne, en interprète, comme les poètes en sont, comme le chant l'est, et les rêves peuvent l'être. Une barrière, une forme d'inertie à l'inverse de l'inconstance. Elle encaisse comme tout le monde les visions, les images, s'en imprègne. «Looking through the windows/ to other people’s rooms ». Elle est aux limites de l'inconstance, de la trahison de son propre être, le met en danger en brouillant les frontières entre elle et le monde. Auparavant, les personnages étaient seuls dépositaires de leur temps, ils décidaient de la manière de le dépenser. « Ce disque s'appelle July car il fait la chronique des événements de ma vie, d'un mois de juillet à l'autre. Ainsi, c'est très chronologique, la façon dont l'album avance est aussi la façon dont ma vie le faisait. »
vendredi 24 juin 2016
M CRAFT - Blood Moon (2016)
OO
onirique, nocturne, apaisé
dream pop, pop rock californien
Quand on joue du piano, la ponctuation est primordiale. Dans ce qui semble une mer tranquille, sur Afterglow par exemple, la façon de jouer est pleine d'emphase. La différence est subtile avec le calme plat, l'encéphalogramme est accentué par des accords qui transforment la mélodie, avec la lenteur et l'effectivité d'une musique enregistrée dans le silence le plus sourd. Le compositeur d'origine australienne M Craft (Martin Craft, mais on est tenté d'y lire 'l'artisan') enregistre là son premier album depuis Arrows of the Sun (2009), et il se rattache à ceux que la pop laisse à la solitude, tel Bon Iver. Un moyen de tirer du réconfort d'une désolation toute relative.
C'est autour d'un grand piano (si seulement il l'avait transporté au milieu du désert Mojave, ce serait un bon début pour raconter l'histoire troublante de Blood Moon) que se construit l'album, rappelant comment Jonathan Wilson expliquait avoir amplifié le son de son album Fanfare simplement en mettant un tel piano en son centre – les chansons étaient aussitôt devenues plus vastes. Comme chez Wilson, l’ésotérisme est contrebalancé par une maîtrise parfaite de la luxuriance sonore. Blood Moon aurait pu être enregistré sous la supervision de Jonathan Wilson, tant la qualité sonore, la richesse chaleureuse des harmonies et les paroles à l'épreuve de tiraillements intérieurs évoquent Fanfare (écouter Love is the Devil).
Chemical Trails, c'est ces traînées de vapeur d'eau provoquées par les avions et que certains prennent pour des émanations chimiques destinées à changer la réflexivité de l'atmosphère. L'un des arguments de ceux qui affirment l'existence d'une telle chose, c'est qu'on ne regarde pas assez le ciel. Le ciel est un des thèmes centraux de l'album, les possibilités de la lune, une fois ces images d'une beauté frappante ramenées à Los Angeles, ou l'album a été assemblé, puis décrits comme une « odyssée cosmique au piano. »
Fondu dans son propre temps, dans celui de ses origines, dans sa propre ombre, M Craft crée une œuvre détachée de tout impératif, et parvient à nous affecter, en nous donnant envie de retrouver l'origine de ces mélodies, de ces sentiments qui dissimilent de grandes batailles et une grande félicité. Ailleurs, comme sur Me and My Shadow, le piano s'élève dans des traînées scintillantes, avant que de lourdes percussions viennent, doucement, livrer les auspices sereins à la lourdeur de l'air. Midnight et Morphic Fields, voués à d'autres instruments à cordes comme le violoncelle ou la harpe, semblent distendre toujours plus l’espace, tandis que le piano, toujours mesuré et intelligemment utilisé, prend un ton funèbre. Pareil pour la basse sur Where go the Dreams, une chanson qui approche, à renfort de chœurs et de violons, d'un dénouement parmi les plus beaux depuis longtemps : les six minutes exaltant une candeur puissamment reliée à la scène de Laurel Canyon, avec Love is All. Cela comme par un déluge de touches noires, et des chimes, avant que Martin Craft nous dirige peu à peu, éperdu, vers un dénouement lumineux. « I am done with resistance/I am only yours ». La batterie est disparate, comme une pluie intempestive, qui, quelques chanceux le savent, est l'élément le plus musical dans le désert.
vendredi 28 août 2015
La semaine psychédélique (3) - PRIDJEVI - S./T. (2015)
O
original, envoûtant
psychédélique, dream pop,
world music
C’est étrange la façon qu’a ce groupe de retenir l’attention. D’abord parce qu’il s’agit de rock psychédélique croate, une collaboration faite d’un échange de mails aussi fulgurant que lorsque Sato Matsusaki et Greg Saulnier s’envoyaient des bribes musicales entre le Japon et les Etats Unis pour Deerhoof, et qu’en tant que tel ce trio a une fraîcheur rare. Mais vient ensuite une raison plus profonde encore. Pridjevi a des penchants pour le jazz, avec des entrecroisements de vocalises, de claviers et clavecins absolument baroques, et quelque chose de diablement est-européen dans sa façon décomplexée d’utiliser les grooves est-européens (pensez à Tom Waits sur Swordfishtrombones (1980)) que le bain de réverb n’amoindrit en rien. Les ambiances les plus mystiques démarrent comme un instrumental rêvé de Radiohead période Amnesiac (2001), sur Svijet Na Dlanu, avant de rejoindre, avec les voix omniprésentes le chorus de cette œuvre si cohérente et scindée qu’elle en est obsédante. Le swing du piano rhodes sur Lucifer Ja rend les voix tout de suite moins angéliques, comme dans une danse au balancement erratique et brûlant. Pas besoin de whiskey et de vodka pour se sentir gagné du motif d’une fuite incessante, d’une excitation indolente que rien n’interrompt que le début d’une nouvelle rêverie.
https://pridjevi.bandcamp.com/
lundi 4 août 2014
CANDY CLAWS - Ceres & Calypso in the Deep Time (2013)
OO
original, soigné
shoegaze, dream pop, indie rock
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