“…you can hear whatever you want to hear in it, in a way that’s personal to you.”

James Vincent MCMORROW

Qualités de la musique

soigné (81) intense (77) groovy (71) Doux-amer (61) ludique (60) poignant (60) envoûtant (59) entraînant (55) original (53) élégant (50) communicatif (49) audacieux (48) lyrique (48) onirique (48) sombre (48) pénétrant (47) sensible (47) apaisé (46) lucide (44) attachant (43) hypnotique (43) vintage (43) engagé (38) Romantique (31) intemporel (31) Expérimental (30) frais (30) intimiste (30) efficace (29) orchestral (29) rugueux (29) spontané (29) contemplatif (26) fait main (26) varié (25) nocturne (24) extravagant (23) funky (23) puissant (22) sensuel (18) inquiétant (17) lourd (16) heureux (11) Ambigu (10) épique (10) culte (8) naturel (5)

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samedi 28 juillet 2012

Bande-son des Jeux Olympiques Londres 2012


Les anneaux avec Greenwich, dans la banlieue Londonienne, en arrière plan. La Tamise était l'un des symboles forts de la cérémonie.


L'Angleterre a encore prouvé la richesse et la cohérence de sa culture populaire, mélangeant musique, histoire, littérature (avec la présence de JK Rowling) humour et séries télévisées à l'occasion de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques, le tout orchestrré par le réalisateur Danny Boyle.

Captain Algernon Drummond, William Johnson Cory - Eton Boating Song

Elgar, AC Benson - Land of Hope and Glory

The Jam - Going Underground

Muse - Map of the Problematique

Big Ben Chimes

Sex Pistols - God Save the Queen

The Clash - London Calling

Simon May - EastEnders Theme

The Shipping Forecast

Sir Hubert Parry, William Blake - Jerusalem

Elgar - Nimrod

Handel - Arrival of the Queen of Sheba

Eric Coates - Dambusters March

Handel - Music for the Royal Fireworks

Monty Norman - James Bond Theme

Mike Oldfield - Tubular Bells

Mike Oldfield - In Dulci Jubilo

Vangelis - Chariots of Fire

BBC News 1954

Arthur Wood - The Archers Theme

Winifred Atwell - Black and White Rag

Sugababes - Push the Button

OMD - Enola Gay

David Rose - The Stripper

Lionel Bart - Food Glorious Food

Irwin Kostal, Richard Sherman, Robert Sherman - Bedknobs and Broomsticks

Rizzle Kicks - When I Was a Youngster

Eric Clapton - Wonderful Tonight

Colin Tully - Gregorys Girl Theme

William Pitt - City Lights

The Who - My Generation

The Rolling Stones - Satisfaction

Millie Small - My Boy Lollipop

The Kinks - All Day and All of the Night

The Beatles - She Loves You

Mud - Tiger Feet

Led Zeppelin - Trampled Under Foot

The Specials - A Message to You Rudy

David Bowie - Starman

Queen - Bohemian Rhapsody

Sex Pistols - Pretty Vacant

Duran Duran - The Reflex

New Order - Blue Monday

Frankie Goes to Hollywood - Relax

Soul II Soul - Back To Life

Happy Mondays - Step On

Eurythmics - Sweet Dreams (Are Made of This)

The Verve - Bittersweet Symphony

Prodigy - Firestarter

Underworld - Born Slippy

Jaan Kenbrovin, John William Kellette - Im Forever Blowing Bubbles

Blur - Song 2

Dizzee Rascal - Bonkers

Tigerstyle - Nacnha Onda Nei (contains Michael Jackson - Billie Jean, Queen & David Bowie - Under Pressure and Ilaiyaraaja - Naanthaan Ungappanda)

Arctic Monkeys - I Bet You Look Good on the Dancefloor

Mark Ronson & Amy Winehouse - Valerie

Radiohead - Creep

Muse - Uprising

Kano & Mikey J - Random Antics

Tinie Tempah - Pass Out

MIA - Paper Planes

Coldplay - Viva La Vida

The Chemical Brothers - Galvanize

Franz Ferdinand - Take Me Out

Kaiser Chiefs - I Predict a Riot

Roll Deep - Shake a Leg

Adele - Rolling in the Deep

Oasis - The Hindu Times

Oasis - Wonderwall

Emeli Sande - Heaven

William Monk/Henry Francis - Abide With Me

Pink Floyd - Eclipse

The Beatles - The End

The Beatles - Hey Jude

David Bowie - Heroes

Eric Spear - Coronation Street Theme

Ron Grainer - Doctor Who Theme

John Philip Sousa - Monty Python Theme/The Liberty Bell

David Bowie - Absolute Beginners

mercredi 18 janvier 2012

R. Stevie Moore dans les années 80


Voir aussi mon article R. Stevie Moore dans les années 70
Voir aussi ma biographie de R. Stevie Moore
Voir aussi ma chronique de Advanced
Voir aussi le live report de r. Stevie Moore au Cri de la Mouette à toulouse

genre : rock alternatif, new-wave

Les années 80 furent le momentMoore se rapprocha le plus de la notoriété. Sur des disques comme Crises (1983) ou What’s the Point ?!! (1984), c’est aussi le moment où l’amertume à peine ressentie sur ses disques précédents se transforma en quelque chose de plus raide et austère. Sur ces albums, le musicien semblait plus qu’auparavant porter sa dissidence en bannière. Si un album de sa discographie a pu influencer pour la cohérence de sa trame de fond, c’est l’incisif What’s The Point ?!!, paru chez Cunéiform, l’un de ses petits labels quoi travaillèrent à éditer le travail de Moore pour lui donner une nouvelle cohésion. Le plaisir de Moore à inventer et à jouer avec les codes, ainsi que le voile kitsch qui recouvre une curiosité comme la vidéo pour Conflict of Interest, brouillent son rapport à l’adversité. Comme le notait Jack Barron dans la revue Sounds en 1984, « Le titre est un indice. C’est un disque sur la dépression dans la tradition des songwriters, la seule différence étant qu’il ne s’apitoie pas sur son sort. Plutôt que cela, What’s the Point ?!! est le sentiment d’un homme qui a ses problèmes sans avoir perdu son sens de l’humour. »

A début des années 1980, Moore prit le chemin du studio, pour le plaisir de changer de pratique, mais sans discriminer ses précédents disques. Pour lui, les sons les plus étranges et crasseux vaudront toujours les morceaux pop les mieux enregistrés qui figurent sur Glad Music.

Ses moments les plus kitsch ont paraît t-il donné naissance au courant chillwave, ce genre qui mélange la sensibilité indie et l’amour premier degré des sons de synthétiseur. Une chanson appelée There is No God in America (sur Crises) n’aurait pas du faire échapper Moore à son destin d’iconoclaste punk brillant et de premier couteau de la new-wave. Sur Glad Music (1985) figure la version définitive de Part of the Problem. Parfois saluée comme la meilleure chanson pop de sa carrière, elle sera décrite ainsi par Barry Mclheney du Melody Maker : « aurait pu être de ces quelques moments mémorables si seulement Stevie ne se sentait pas obligé de pratiquer une demi-douzaine de styles et le même nombre de changements de tempo en l’espace de cette seule chanson. » Le même commentateur se montra enthousiaste à l’endroit de Going Down the Way (What’s the Point ?!!), une descente garage, avant de conclure « Faire la même chose vous-même ne serait pas une mauvaise idée. »

Au moment de sa sortie, Teenage Spectacular (1987) fut décrit par Moore comme ‘le projet le plus divertissant de ma carrière’. Des albums de qualité comme Glad Music ou Teenage Spectacular montrent en effet que les années 80 pouvaient se montrer positivement divertissantes, pour Moore comme pour nous. La grande qualité de son de ces derniers disques poussera certains fans habitués au bruit de la bande sur le traditionnel quatre-piste à crier à la trahison. « I love you too much to care about me », chante Moore sur I love you too much to bother you, comme s’il devait prouver sa sincérité. Outre les collages sonores détonants comme un Revolution 9 saucissonné (Non Sequitur) et la tranche de faux broadcast qui est surtout un prétexte à jouer un rythm and blues irrésistible (On the Spot, un inédit), le disque marque par son introspection épisodique, sur l’inoubliable No Know et son ambiance de western spaghetti (une chanson très originale pour Moore), comme sur le long instrumental The Crippled Mind of a Modern Man, qui est bourré d’harmonies magiques. En 1987, si vous aviez écouté Pleased to Meet Me des Replacements, Document de R.EM., Teenage Spectacular le faisait aisément aux côtés des derniers Cleaners From Venus, Mekons ou 10,000 Maniacs.

dimanche 13 novembre 2011

Gary Numan

La pochette pour Replicas, le second album de Tubeway Army (le premier, éponyme, est paru un an auparavant), en raconte sur le chanteur et parolier de ce trio de la fin des années 70, le londonien Gary Numan. On l’y voit raide et blanc, parfaitement ambigu avec ses habits noirs, ses ongles peints et son reflet doué d’une vie autonome dans le carreau. A l’extérieur de la fenêtre à l’anglaise, une enseigne lumineuse, ‘The Park’, en référence à l’une ses plus belles compositions. Une vision longuement murie, même si l’on sait depuis que plusieurs aspects du personnage public de Gary ‘Numan’ Webb sont issus d’accidents. Il en va ainsi de son teint blafard, imposé à l’origine par les maquilleurs au moment de l’entrée en scène du chanteur à l’émission de Top of the Pops, quand celui-ci, agé d’a peine 20 ans (il est né en 1958), avait le visage couvert d’acné. Quant à son image comme héros d’un univers de science fiction glauque, elle n’est d’après lui pas tellement justifiée. « Pour être honnête, je n’ai jamais écrit qu’une poignée de chansons qui étaient connectés à la science-fiction. L’album Replicas, ou des morceaux de cet album, une ou deux choses sur The Pleasure Principle et sur Telekon » (1979 et 1980).

Cette période fut brève – deux ans – mais féconde – trois albums - , marqua l’histoire de la pop synthétique et prépara la voie pour des groupes qui deviendraient de grosses machines quelques années plus tard : The Human League, Duran Duran ou Depeche Mode. Replicas, présentant à l’auditeur un monde dérivé de la nouvelle Do Androïds Dream of Electric Sheeps de Philip K Dick (1968, elle inspira aussi le film Blade Runner à paraître en 1991) est pourtant un disque particulièrement personnel, dont le matériau a failli donner un livre autonome de la main de son créateur, et qui représente pour beaucoup de « numanoïds » (les fans auto-proclamés de Gary Numan à l’époque) sa meilleure incarnation à ce jour.

Nous avons une sombre trame où les humains sont maintenus en captivité par des machines (ou 'machmen') pour le compte d’une autorité invisible. Numan aura d’autres occasions de paraître menaçant, et notamment en 1994 et après une décennie de malheur artistique, avec Sacrifice. Mais il n’est en réalité que victime de la trame qu’il a créé ; plongé sur Replicas, par sa volonté, dans un vide affectif, comme le sera plus tard l’un de ses sbires, Marilyn Manson. C’est un simple humain, car c’est de ce point de vue que se passent les choses les plus intéressantes, que les sentiments peuvent être aliénés, changeants. Outre K.Dick, on pense à J.G. Ballard, Burroughs, Kafka, et Numan se range par les thèmes aux cotés d’autres groupe new-wave (entendre de punk synthétique), Devo et Kraftwerk (voir Trip Tips 2). La ‘trilogie berlinoise’ de David Bowie et en particulier Low et des morceaux comme Speed of Life et Breaking Glass l’inspirent beaucoup. La manière dont Kraftwerk ou le duo Bowie/Brian Eno traitaient les instrumentaux – les uns avec un Neon Lights mélancolique et poétique (sur The Man Machine, un autre grand disque où ils est question de robots), les autres avec le sépulcral Warszawa par exemple – le fascinent à juste titre. Sur scène, il introduit l’extravagance héritée du glam rock (Bowie, Marc Bolan…), mélangeant comme Adam Ant punk et excentricité, entre Ziggy Stardust et saveurs nouvelles.

Dans l’imagination du jeune musicien, les claviers gras et les boîtes à rythme primitives prennent une tournure résolument originale. Un balancement de goule se reposant fortement sur des mélodies tournoyantes, s’inscrivant dans une dynamique rock. « You know i hate to ask/but are friends electric ?/Only mine’s broke down/And now I’ve no-one to love. » C’est Are ‘Friends’ Electric, où le personnage s’interroge sur la qualité de sa prostituée, humaine ou robotique. Le simple fut un succès majeur en Angleterre, où le retentissement de l’artiste se fait encore sentir au moment de son nouvel album soigné mais consensuel, Dead Son Rising (2011). La suite de l'album continue dans la veine rock n’roll, particulièrement mélodique et plein de fêlures volontaires ou non. Le timbre de voix de Gary Numan est aussi de ces artifices dignes d’entrer dans l’histoire de la pop musicale de son pays, pour le moins ; capable d’insuffler vie et mouvement à ses mises en situation claustrophobes, d’y projeter l’ombre d’une dérision. Dans un monde d’ambigüité et de paradoxes, cette ironie le rend plus fort.

Au moment de la sortie de ce disque, Gary Numan devient le leader incontesté de Tubeway Army, un groupe qui va bientôt imploser pour laisser place à une incarnation solo dans laquelle Numan va peu à peu prendre de l’épaisseur, laisser sa sensibilité et sa personnalité s’exprimer, d’abord dans le dédain – avec son chef d’œuvre The Pleasure Principle, et l’anti-star system Telekon. S’il devait n’en rester qu’un, ce serait ce Pleasure Principle. Un disque montant en puissance et en qualité au fil des morceaux, un simple parfait, Cars, un groupe ressoudé autour de son chanteur et un riff létal, Metal. Commercialement parlant, c’est l’apogée : Telekon, malgré sa qualité et sa plus grande complexité, ne fera qu’annoncer le malaise artistique de Numan pendant les années 1980 (Dance (1981), I, Assassin (1982), Warriors (1983)), alors qu’il tente – notamment en montant son propre label, Numa – de renouveler l’intérêt de son public. Cette crise passe aussi par la décision de se retirer un temps de la scène. Il faudra attendre le milieu des années 1990, et quelques figures acrobatiques dans l’un des ces avions de la Seconde Guerre que Numan pilote à l’occasion d’exhibitions dans toute l’Europe, pour qu’il décide d’exprimer à nouveau des sentiments plus personnels à travers sa musique, plutôt que de tenter chaque année une nouvelle invasion ratée des classements de ventes.

Son romantisme particulier et son humour un peu noir demeurent cependant comme une marque indélébile, capturés dans Down, in the Park, chanson paranoïaque culte qui donne sens à cette fichue enseigne lumineuse : 'Down in the park/Where the machmen/Meet the machines/And play ‘kill-by-numbers’/Down in the Park/With a friend called ‘Five’. Plutôt que chanson nihiliste, Down in the Park est l’un de ces éclairs empathiques que Gary Numan a laissé en héritage à tous ceux qui le respectent et qui l’inspirent. En témoigne la belle version interprétée par le pianiste Mike Garson lors d’un concert de Nine Inch Nails en 2009. Durant la même tournée, Numan en compagnie d’un Trent Reznor reconnaissant les morceaux Cars, Metal ou I die : You Die. L’influence que Reznor reconnaîtra à la musique de Numan, qui n’est pas tellement plus âgé que lui, est réciproque : Numan citera Closer, tiré du concept album The Downward Spiral (1994), de Nine Inch Nails, comme chanson favorite. Avec Beck, Tricky, Damon Albarn ou Queens of the Stone Age invoquant sa légende, à l’approche de la cinquantaine Gary Numan prend la main sur tous les aspects, visuels aussi bien que musicaux, de sa carrière.










lundi 12 octobre 2009

The XX - XX (2009)




Parutionseptembre 2009
LabelYoung Turks
GenreElectro, indie rock
A écouterBasic Space, Crystallised
°
Qualitésnocturne, intimiste, fait main


Quatuor londonien essentiellement constitué de la guitariste Romy Madley Croft et de son compagnon bassiste Oliver Sim. Ils ont produit avec XX une œuvre furtive, douce et nuancée, une électro par touches légères, nocturne et charnelle, autour de paroles qui sont majoritairement ne méditation adolescente sur le sexe ; semble t-il l’angoisse du besoin, de l’envie, du manque. Un disque qui suscite plus de questions que de réponses.

Le duo Madley Croft/Sim chante sans effort et sans articuler – le quatuor construit des pièces simples, presque minimalistes, polies, parfois abstraites, une vraie fraîcheur sonore qu’il est bon d’écouter fort – comptines ouatées enregistrées dans tout le confort moderne, avec le luxe de toute cette expérience des nuances laissée par d’autres, et que le duo a parfaitement intégrée.

L’essentiel de l’instrumentation est constituée d’un clavier cheap – acheté soit-disant 2 euros sur Ebay-, puis d’une guitare et d’une basse qui ne font guère plus de quelques notes, se lançant parfois dans des lignes droites évoquant Joy Division, une influence évidente de ce duo lunaire anglais – mais pour l’essentiel, ce sont des mélodies somnambules, comme mal assurées. Une façon de renouer avec l’esprit de formations comme le Moldy Peaches : quelques lignes brutes qui laissent à l’heureux auditeur, seul juge de l’honnêteté du projet, le soin de donner un verdict. Sans avoir omis d’y apporter ses propres détails. Malgré ce qui pourrait sembler constituer sa froideur, c’est un disque humain, habité et plus convivial qu’il n’y paraît.
Ce n’est pas une œuvre qui fourmille de détails, mais  elle offre pourtant des replis de musique urbaine et des arrangements discrets et étouffés. Disque dépouillé donc ; dans Basic Space, par exemple, il n’y a quasiment rien, rien d’autre que ces voix traînantes sans prestance, qui articulent à peine, et une ritournelle soft pop. Pourtant, pour rendre l’ensemble de l’écoute à ce point énigmatique, lui donner ce côté ça-se-passe-derrière-la-porte, il a fallu se mouiller. Jeter toutes les possibilités que l’on connaît pour ne garder que les envies, les intentions complètement dépouillées de prétention musicale.

Les paroles apportent toute l’ambigüité nécessaire ; les musiciens chantent comme dans un besoin naturel de s’exprimer, peut être de discuter l’un avec l’autre. C’est alors un échange, succinct et particulièrement absorbant, sexy parce qu’il dévoile une intimité, certes artificielle mais reconstituée sans effort. Chaque élément qui constitue l’identité du groupe est couché, isolé, exposé dans une nudité qui provoque la quasi-fascination de l’auditeur. L’attache créée ne tient presque à rien, mais la légèreté de ce qui est effectivement donné à écouter nous incite à y ajouter un ensemble de références et d’images, auxquelles Ian Curtis n’est pas étranger – c’est ce en quoi c’est un grand disque électro, un genre musical qui s’immisce dans l’imaginaire de l’auditeur et le manipule, tout en lui laissant par ailleurs le soin d’apporter ses propres images mentales à ce qui est dépeint.

C’est essentiellement le travail d’une seule dimension, mais les Stooges ne possédaient eux aussi qu’une seule dimension à leur musique. Sur certains titres, de petites surprises lyriques donnent une seconde dimension à XX. Disque qui reste pour l’essentiel resserré autour des musiciens et de leurs aspirations, qui ne manquent pas de sel.

Que penser de la croix blanche sur fond noir qui orne la pochette ? Nous interdit t-on le passage ? Est-ce une sorte de serrure ? A moins que les quatre branches se rapportent aux quatre membres du groupe ? Tel symbole occulte nous annonce en tout cas le retour du post-punk, qui, après les sucreries New Order, est encore transformé.


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