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jeudi 10 mai 2012

Sigur Ros - Valtari (2012)






Parution25 mai 2012
LabelXL Records
GenrePost-rock
A écouterDauoalogn, Ekki Mukk, Varuo
7,50/10
QualitésAtmosphérique, épique, envoûtant

Sigur Ros est de retour ! Son chanteur raconte Valtari.

4 ans se sont écoulés depuis le dernier album de Sigur Ros. Y'a t-il eu un moment où le 'hiatus indéfini' a manqué de devenir permanent ?

Jonsi : Je n'en sais rien ! Quelqu'un a dit que nous étions en hiatus indéfini – ça a du être notre manager – et je ne savais même pas ce que ça voulait dire. Nous avions tourné pendant tant d'années et nous étions fatigués, aussi avons-nous fait une pause, certains ont eu des enfants. J'ai fait Riceboy Sleeps [2009] avec mon compagnon Alex [Somers], et aussi un album solo [Go, 2010] pour lequel j'ai tourné. Maintenant nous sommes de nouveau ensemble, et il y a une très bonne ambiance. Personnellement, je trouve génial de travailler de nouveau avec le groupe, de partager les tâches et les idées plutôt que de tout faire seul.

Vous aviez commencé à écrire l'album qui devait succéder à Med Sud I Eyram Vid Spilum Endalaust dès 2009, mais que vous avez recommencé plusieurs fois. Certaines chansons de ces sessions ont t-elles formé Valtari, et si ce n'est pas le cas, vont t-elles paraître dans l'avenir ?

Jonsi : Valtari est fait de ça. 2 chansons sont même plus anciennes que ça. Nous avons enregistré certaines chorales à Londres, il y a peut-être 6 ans. A ce moment nous parlions même de sortir un album qui ne soit constitué que de chœurs. Nous avions commencé à enregistrer ces 2 chansons [Dauoalogn et Varoaldur] et nous avons ensuite pris du recul. Un an plus tard, nous commencions autre chose, nous nous mimes à recycler beaucoup de notre vieille musique en y ajoutant des cordes, ce qui était sympa mais ne menait nulle part, donc nous avons mis ça de côté également. Le processus était confus, partait dans tous les sens. Il y a quelques mois, nous écoutions tout ce que nous avions laissé, en compagnie de notre manager, et il nous a conseillés d'en faire un disque. Nous avons dépensé beaucoup de temps et d'énergie à concevoir ces morceaux, de telle façon à ce que ça devienne une honte de ne pas les faire entendre. Le dernier morceau de l'album, Fjogur Piano, était une autre boucle recyclée provenant de nos ancien essais. Kjartan [Sveinsson] est descendu dans la piscine [le fameux espace d’enregistrement de Sigur Ros aménagé dans une piscine vide] enregistrer la partie de piano et la faire tourner indéfiniment, de telle façon à ce que les autres membres du groupe se fondent dans cette sonorité indistinctement comme si nous étions quatre pianos [Fjogur Piano signifie quatre pianos].

Le titre de l'album, Valtari, se traduit par « roller » en anglais. Y-a t-il une signification ou est-ce un concept en relation avec le reste de l'album ?

Jonsi : Non, je ne peux pas vraiment dire ça. C'était juste un titre de travail pour cet album, depuis longtemps. C'était le nom de l'avant dernier morceau de l'album qui était inspiré d'une construction dans le périmètre du studio ! Je suppose que ça a fini par devenir quelque chose de plus important que ça aurait du être.

Valtari semble constitué de paysages sonores plus atmosphériques que son prédécesseur. Etait-ce une tentative délibérée de ma part du groupe que d'évoquer l'ambiance de () [2002] ou Agaetis Byrjun [2000] ?

Jonsi : Je pense que oui. Avec Med Sud I Eyram Vid Spilum Endalaust nous avons en quelque sorte fait un album plus enlevé de pop festive, et en sommes arrivés au point ou nous en avions assez, donc cela semblait le moment opportun pour passer à autre chose.

Le troisième titre de l'album, Varuo, en particulier, me rappelle le dernier morceau sur (), qui est peut-être votre album le plus sous-estimé à ce jour. Avec le recul, avez-vous ressenti que () avait été négligé et Valtari est-t-il votre manière de réécrire cette partie de votre histoire ?

Jonsi : Non. Je peux dire en toute honnêteté que je n'écoute plus ma propre musique. Une fois que j'ai créé quelque chose, je préfère passer à la chose suivante plutôt que de revenir en arrière. Je ne revisite jamais mes anciens disques.

Prêtez-vous beaucoup d'attention à ce que les journalistes disent de votre groupe ?

Jonsi : J'ai pris la décision il y a longtemps, quand javais 18 ans et que nous venions de démarrer le groupe, de ne pas prêter trop d'attention à ce que les critiques peuvent dire ou écrire à notre sujet, et je n'ai pas vraiment changé à ce propos. Je sais qu'il y a beaucoup de gens étranges qui écrivent à notre sujet sur internet, mais c'est un chose avec laquelle nous avons appris à vivre. Je pense que nous nous en sommes bien sortis - sans considérer les critiques - pour être encore là, en train de créer de la musique et de faire des concerts.

Ton partenaire Alex [Somers] a co-produit Valtari. Qu'a t-il apporté aux sessions d'enregistrement, et a t-il changé la dynamique en studio entre toi et le reste du groupe, considérant votre relation personnelle ?

Jonsi : Il nous a surtout aidés avec le processus d'enregistrement. Il nous a enregistrés dans la piscine [le studio, voir plus haut] et dans notre lieu de répétition, puis a mixé le résultat dans le grenier de la maison que l'on partage lui et moi. Il a proposé beaucoup de nouveaux arrangements aux chansons et a reconstruit certains morceaux qui étaient éparpillés. Il nous a aidés à faire sens de tout ça, et nous a encouragés à enregistrer plus d'instruments, et, en ce qui me concerne, à chanter et à écrire plus de textes. Ainsi peut-on dire qu'il a joué un rôle important dans la conception de cet album.

Qu'en est t-il de votre influence électronique, qui semble prévalente tout au long de l'album ? Alex a t-il été un facteur déterminant en cela aussi ?

Jonsi : C'est vrai qu'il y a beaucoup plus de parties électroniques que sur nos précédents albums, même si cela a plutôt à voir avec notre plaisir de jouer et d'expérimenter avec de nouveaux gadgets. A chaque fois que nous découvrons un nouvel instrument ou outil c'est très excitant pour nous.

Y-a t-il de nouveaux artistes en ce moment qui ont attiré ton attention ?

Jonsi : Je suis vraiment mauvais quand il fit parler de nouvelle musique mais il y a une artiste que j'ai beaucoup écoutée dernièrement. Son nom est Julia Holter. Son album est très cool. Il y a aussi un artiste islandais qui s’appelle Sin Fang. Alex est en train d'enregistrer un album avec lui en ce moment. Il sortira l'an prochain. Ce que j'ai entendu jusque là est très bon.

Vous jouez dans plusieurs festivals cet été, dont le Bestival sur l'île de Wight et l'electric Picnic en Irlande. Qu'est-ce qui vous a permis de choisir ces festivals là en particulier, et y-aura t-il une tournée mondiale plus tard dans l'année ?

Jonsi : Nous allons faire une courte tournée américaine et quelques dates en Europe en plus des festivals, puis nous partons en Australie. Je pense que ça fera autour de seulement 30 concerts cette année, mais nous espérons jouer davantage l'an prochain.

Allez-vous prendre un orchestre avec vous pour la tournée ?

Jonsi : Je n'en suis pas encore sûr, mais je pense que nous allons prendre quelques cordes avec nous, surtout quand il s'agit de jouer le nouvel album. Ce serait difficile de retranscrire ces chansons en live sans ça.

Comment choisissez-vous quels concerts ou tournées faire sans aucune orchestration ? Sur Inni [album live paru en 2011] ça semblait être une caractéristique clef qui déterminait les chansons que vous étiez capables de jouer.

Jonsi : Sur notre dernière tournée importante, nous avons tout de suite décidé ce que nous pouvions jouer car nous avions Amiina (quatuor à cordes islandais qui accompagne régulièrement Sigur Ros] et une section de cuivres avec nous, ainsi c'était très confortable. Je pense que c'est aussi pour cela que nous avons voulu jouer quelques concerts à seulement nous quatre, cela nous prouvait que nous en étions toujours capables !

Merci de me demander l'autorisation en cas d'utilisation de cette traduction.
Article original : @ Consequence of Sound.

Télécharger gratuitement l'album :
http://newalbumreleases.net/45051/sigur-ros-valtari-2012/



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